L'humanité a besoin de ses grands hommes, une fois qu'ils sont morts, pour se rassurer sur elle-même. Les panthéons sont des alibis où l'on embaume la gloire quand on peut l'honorer sans la craindre.
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Au nom du père sans enfant, du fils sans père et de l'esprit sans sainteté, je désespère. Au nom des fleurs sans eau, des épis sans lumière, des bêtes sans collier, qui survivent, j'espère.
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Une imprudence qui réussit compromet l'intelligence du courage.
L'indifférence qu'on porte à l'autre est sans doute la pire des raisons de lui être fidèle.
Ce n'est pas l'impossible qui désespère le plus, mais le possible non atteint.
Ni tyran, ni victime. Le beau souhait qui ne peut être un programme. On est toujours victime même sans tyran, et l'on est toujours tyran malgré soi.
Dans la même œuvre
Les amours de lumière à leur déclin peuvent avoir les couleurs dramatiques et lentes des couchants. Les habitudes parfois sont si fortes que leur rupture fait croire qu'on rompt un grand sentiment.
On ne cherche presque jamais à savoir pourquoi l'on aime. Mais on essaie toujours de justifier pourquoi l'on n'aime pas. Nul ne rompt en amour sans s'expliquer.
Les pouvoirs que nous portons en nous, les ignorant, nous font parfois perdre l'équilibre autant que nos faiblesses méconnues.
Un seul amour pour savoir où l'on vivra, plusieurs maisons pour ne pas savoir où l'on mourra.
L'amour partagé porte le couple en équilibre sur la plénitude du temps.