A l’âge où le coeur est riche, on n’a pas les lèvres avares. Musset Alfred de

1 Commentaire

A l’ âge où le coeur est riche, on n’ a pas les lèvres avares.
Le Chandelier (1835)
Citations de Alfred de Musset
Alfred de Musset

Une réponse à “A l’âge où le coeur est riche, on n’a pas les lèvres avares. Musset Alfred de”

  1. dicocitations

    FORTUNIO.

    De grâce ! jetez les yeux sur moi. Qui m’aurait appris à tromper ? Je suis un enfant né d’hier, et je n’ai jamais aimé personne, si ce n’est vous qui l’ignoriez.]

    JACQUELINE.

    Vous faites la cour aux grisettes, je le sais comme si je l’avais vu.

    FORTUNIO.

    Vous vous moquez. Qui a pu vous le dire ?

    JACQUELINE.

    Oui, oui, vous allez à la danse et aux dîners sur le gazon.

    FORTUNIO.

    Avec mes amis, le dimanche. Quel mal y a-t-il à cela ?

    JACQUELINE.

    Je vous l’ai déjà dit hier, cela se conçoit : vous êtes jeune, et à l’âge où le cœur est riche, on n’a pas les lèvres avares.

    FORTUNIO.

    Que faut-il faire pour vous convaincre ? Je vous en prie, dites-le-moi.

    JACQUELINE.

    Vous demandez un joli conseil. Eh bien ! il faudrait le prouver.

    FORTUNIO.

    Seigneur mon Dieu, je n’ai que des larmes. Les larmes prouvent-elles qu’on aime ? Quoi ! me voilà à genoux devant vous ; mon cœur à chaque battement voudrait s’élancer sur vos lèvres ; ce qui m’a jeté à vos pieds, c’est une douleur qui m’écrase, que je combats depuis deux ans, que je ne peux plus contenir, et vous restez froide et incrédule ? Je ne puis faire passer en vous une étincelle du feu qui me dévore ? Vous niez même ce que je souffre, quand je suis prêt à mourir devant vous ? Ah ! c’est plus cruel qu’un refus ! c’est plus affreux que le mépris ! L’indifférence elle-même peut croire, et je n’ai pas mérité cela.

    Répondre

Laisser une réponse