A chaque auberge me saluait une faim, devant chaque source m'attendait une soif - une soif devant chacune, particulière.

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A quoi reconnais-tu que le fruit est mûr ? - A ceci, qu'il quitte la branche. Tout mûrit pour le don et se parachève en offrande.
O parfums des luzernes séchées, âcres senteurs de la bauge aux pourceaux, de l'écurie ou de l'étable!
Il y a le roman, et il y a l'histoire. D'avisés critiques ont considéré le roman comme de l'histoire qui aurait pu être, l'histoire comme un roman qui avait eu lieu. Il faut bien reconnaître, en effet, que l'art du romancier souvent emporte la créance, comme l'événement parfois la défie. Hélas ! certains sceptiques esprits nient le fait dès qu'il tranche sur l'ordinaire. Ce n'est pas pour eux que j'écris.
Un des malades de ce matin, tout jeune encore, a tenté de s'opérer lui-même et s'est abominablement charcuté.
Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d'opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger «comme il faut».
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Regarde le soir comme si le jour y devait mourir; - Et le matin comme si toute chose y naissait. - Que ta vision soit à chaque instant nouvelle. - Le sage est celui qui s'étonne de tout.