Un faune effaré montre ses deux yeux – Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches. – Brun Rimbaud Arthur

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Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu’ un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.
Poésies (1870-1871), Tête de faune
Citations de Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud

7 réponses à “Un faune effaré montre ses deux yeux – Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches. – Brun Rimbaud Arthur”

  1. dicocitations

    Tête de faune d'Arthur Rimbaud

    Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,
    Dans la feuillée incertaine et fleurie
    De fleurs splendides où le baiser dort,
    Vif et crevant l'exquise broderie,

    Un faune effaré montre ses deux yeux
    Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches
    Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux
    Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

    Et quand il a fui- tel qu'un écureuil-
    Son rire tremble encore à chaque feuille
    Et l'on voit épeuré par un bouvreuil
    Le Baiser d'or du bois, qui se recueille.

    Arthur Rimbaud

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