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	<title>Commentaires sur : &#8230; un beau sentiment vaut mieux qu&#8217;un fait et qu&#8217;une certitude. Joubert Joseph</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : Dico Proverbes</title>
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		<dc:creator>Dico Proverbes</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 19:34:50 +0000</pubDate>
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		<description>Le style philosophique, n&#233; parmi nous d&#233;clamatoire et violent, est demeur&#233; depuis emphatique ou enfl&#233;. M&#234;me quand il se borne &#224; disserter, il participe de ces d&#233;fauts ; seulement, son emphase est plus froide et son enflure plus s&#232;che. Il y a, dans toutes nos dissertations, l&#8217;accent de la querelle, et un ton hargneux d&#233;guis&#233;. 
Au lieu de ce langage po&#233;tique et math&#233;matique tout &#224; la fois, qu&#8217;on doit employer dans les mati&#232;res m&#233;taphysiques, et dont les anciens nous ont laiss&#233; quelques exemples, nos id&#233;ologues modernes se sont fait une esp&#232;ce de style g&#233;ographique et catalogique, avec lequel ils assignent &#224; ce qui est spirituel une position et des dimensions fixes. Malheureux, qui durcissent tout et changent l&#8217;&#226;me elle-m&#234;me en pierre ! L&#8217;&#233;cole avait trouv&#233; l&#8217;art d&#8217;embrouiller avec des mots, et nous avons l&#8217;art d&#8217;embrouiller avec des pens&#233;es. Nos devanciers se trompaient avec du vide ; nous nous trompons avec du plein et de fausses solidit&#233;s. 
Ce qui fait que nous n&#8217;avons pas de po&#235;tes, c&#8217;est que nous pouvons nous en passer. Ils ne sont pas n&#233;cessaires &#224; notre go&#251;t, parce qu&#8217;ils ne le sont ni &#224; nos m&#339;urs, ni &#224; nos lois, ni &#224; nos f&#234;tes politiques, ni &#224; nos plaisirs domestiques. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le style philosophique, n&eacute; parmi nous d&eacute;clamatoire et violent, est demeur&eacute; depuis emphatique ou enfl&eacute;. M&ecirc;me quand il se borne &agrave; disserter, il participe de ces d&eacute;fauts ; seulement, son emphase est plus froide et son enflure plus s&egrave;che. Il y a, dans toutes nos dissertations, l&rsquo;accent de la querelle, et un ton hargneux d&eacute;guis&eacute;.<br />
Au lieu de ce langage po&eacute;tique et math&eacute;matique tout &agrave; la fois, qu&rsquo;on doit employer dans les mati&egrave;res m&eacute;taphysiques, et dont les anciens nous ont laiss&eacute; quelques exemples, nos id&eacute;ologues modernes se sont fait une esp&egrave;ce de style g&eacute;ographique et catalogique, avec lequel ils assignent &agrave; ce qui est spirituel une position et des dimensions fixes. Malheureux, qui durcissent tout et changent l&rsquo;&acirc;me elle-m&ecirc;me en pierre ! L&rsquo;&eacute;cole avait trouv&eacute; l&rsquo;art d&rsquo;embrouiller avec des mots, et nous avons l&rsquo;art d&rsquo;embrouiller avec des pens&eacute;es. Nos devanciers se trompaient avec du vide ; nous nous trompons avec du plein et de fausses solidit&eacute;s.<br />
Ce qui fait que nous n&rsquo;avons pas de po&euml;tes, c&rsquo;est que nous pouvons nous en passer. Ils ne sont pas n&eacute;cessaires &agrave; notre go&ucirc;t, parce qu&rsquo;ils ne le sont ni &agrave; nos m&oelig;urs, ni &agrave; nos lois, ni &agrave; nos f&ecirc;tes politiques, ni &agrave; nos plaisirs domestiques.</p>
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