11mar2009
Classé dans : Citation
Auteur : dicocitations
Si tu me dois aimer, que ce ne soit pour rien – Que pour le seul amour d’amour… – … – Aime-moi pour l’amour d’amour, pour qu’au-delà – Du temps, cet amour dure éternel, sans alarmes.
Sonnets du Portugais
Citations de Elizabeth Barrett Browning
Elizabeth Barrett Browning
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Cochonfucius
11 février 2010 à 3:54
L’amour dans un coin d’ombre
(Paraphrase du sonnet portugais XXII
d’Elizabeth Barrett Browning)
Quand ton âme et la mienne, au maintien fier et fort,
Se confrontent sans bruit, si peu d’espace entre elles
Qu’une flamme s’allume aux courbes de leurs ailes,
Qui donc sur cette terre irait nous porter tort
Et nous priverait d’un mutuel réconfort ?
Comprends. Si nous partions en course ascensionnelle,
Les anges avec leur louange obsessionnelle
Imposeraient leur chant qui sonne en éclats d’or
A notre cher silence. Attardons-nous ici,
Amour, sur cette terre où les humeurs mauvaises
Des humains n’osent pas infliger de souci
Aux amoureux esprits qui s’isolent, s’apaisent
Et s’aiment tout un jour dans le recueillement,
Quand l’ombre de la mort noircit leur firmament.
dicocitations
11 février 2010 à 6:13
« Ma famille était si habituée à l'idée de ma vie perpétuelle dans cette chambre, raconte-t-elle dans la même lettre, que, pendant que mon cœur se dévorait lui-même, leur amour pour moi était rasséréné, et, à la fin, le mal devint à peine perceptible. […] Nous nous habituions tous à la pensée du tombeau : et j'étais enterrée. Même ma poésie […] était quelque chose d'extérieur à moi-même […] »
« J'ai vécu seulement intérieurement — ou avec la tristesse, pour toute émotion forte. […] il semblait que je fusse debout au bord du monde, sans perspective […], j'ai commencé à penser avec amertume que j'étais restée aveugle dans le temple […]. J'étais comme un mourant qui n'avait pas lu Shakespeare et il était trop tard […], ne comprenez-vous pas que je suis avec de notables désavantages. que je suis, d'une certaine manière, comme un poète aveugle ? »
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dicocitations
11 février 2010 à 6:14
Ô combien, en tant que poète, voudrais-je échanger quelque chose de cet incapable savoir, pesant et encombrant, contre une expérience de la vie et de l'homme » ([…] How willingly I would as a poet exchange some of this lumbering, ponderous, helpless knowledge of books, for some experience of life & man…)
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dicocitations
11 février 2010 à 6:15
sonnet, n° XLIII : Comment t'aimé-je ? Laisse-moi t'en compter les façons.
Comment t'aimé-je ? Laisse-moi t'en compter les façons.
Je t'aime du tréfonds, de l'ampleur et de la cime
De mon âme, lorsque, invisible, elle aspire
Aux fins de l'Être et de la Grâce idéale.
Je t'aime au doux niveau du besoin de chaque jour,
À la lumière du soleil et de la chandelle.
Je t'aime en liberté, comme on tend au Juste ;
Je t'aime en pureté, comme on fuit la Louange.
Je t'aime de la passion dont j'usais
Dans les chagrins, et de ma confiance d'enfant.
Je t'aime d'un amour qui semblait perdu
Envers mes saints de jadis – je t'aime du souffle,
Sourires, larmes de toute ma vie ! – et si Dieu en décide,
Je t'aimerai mieux encore dans la mort
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dicocitations
11 février 2010 à 6:17
Écrire de nombreux livres est sans fin ;
Et moi qui en ai tant écrit en prose et en vers
Pour autrui, je veux maintenant écrire pour moi-même—
Écrire mon histoire pour le meilleur de moi
Comme lorsque l'on peint son portrait pour un ami,
Qui le garde dans un tiroir et le contemple
Longtemps après qu'il a cessé de vous aimer,
Pour rassembler ce qu'il fut et ce qu'il est.
Moi, qui ainsi écris, suis encore ce qu'on appelle jeune :
Pas encore assez éloignée des rivages de la vie
Dans le voyage intérieur pour ne plus entendre
Ce murmure venu de l'Infini alentour,
Auquel sourient les nourrissons dans le sommeil
Et qu'on s'émerveille de leur sourire ; non, pas si loin,
Mais je revois ma mère à son poste, doigt levé
Près de la porte de la chambre d'enfant,
Chut, chut — trop de bruit ! Et ses doux yeux
De se projeter pour démentir son propos
Dans la turbulence enfantine. Elle nous a quittés,
Et assise, je sens la main de mon père,
Lentement caresser mes boucles sur son genou ;
Et j'entends Assunta disant sa plaisanterie
(Elle sait qu'il la préfère à tout autre),
Combien de scudi d'or avait-il fallu pour faire
Ces bouclettes blondes ? O, main paternelle,
Caresse, appuie lourdement les pauvres cheveux,
Tire, pousse la petite tête plus près de ton genou !
Je suis trop jeune, oui, pour rester seule assise.