Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté, parce que tel est votre principe; mais quand je suis le plus fort, je vous l’ôte, parce que tel est le mien.
Conversation avec Augustin Cochin.
Citations de Louis Veuillot
Louis Veuillot
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
étienne
27 septembre 2011 à 8:00
La citation sur la liberté est un FAUX : Veuillot n'a jamais déclaré cela. C'est la façon dont ses adversaires caricaturaient sa pensée, et contre laquelle il a lui-même protesté.
dicocitations
28 septembre 2011 à 7:49
Merci pour cette précision j'y réponds ici http://www.dico-citations.com/quand-je-suis-le-pl…
dicocitations
28 septembre 2011 à 9:06
Louis Veuillot.
RÉPONSE A M. COCHIN.
— 28 JAnVIER 1850. — •
M. Augustin Cochin défend M. de Montalembert dans le dernier numéro du Correspondant. Il y met plus que de la vivacité, et comme son principal talent est pour la caricature, il ne laisse pas de nous dire des choses assez piquantes. Il abonde aussi en affirmations qui pourraient être contestées, et en dénégations qui ne se soutiendraient guère. Il fait enfin des citations suivant la méthode du fameux ouvrage intitulé : Lî Univers jugé par lui-même. Il avait usé de cette méthode avant tout le monde, il y persévère, et nous ne faisons pas difficulté de reconnaître qu'il la pratique avec dextérité.
Mais tous ces moyens ingénieux, joints à l'importance personnelle de M. Augustin Cochin, ne sauraie nt nous déterminer à le prendre pour M. de Montalembert. Nous mentionnons son intervention parce que nous ne voulons point que nos lecteurs l'ignorent. Il trouvera bon que nous n'allions pas plus loin. Il aurait le trait encore plus bouffon, il affirmerait et il contesterait encore plus de choses, il aventurerait encore plus de citations, et il aurait encore plus d'importance, que nous nous tairions encore. C'est M. de Montalembert et non M. Augustin Cochin que nous avons mis en demeure de répondre sur des assertions personnelles. Tout le mérite de M. Augustin Cochin ne peut faire qu'il ne se mêle ici de ce qui ne le regarde pas. Il en a le droit, certainement. Nous ne contestons pas son droit ; nous usons du droit de le laisser tranquillement se livrer à cette escrime.
M. de Montalembert, après avoir publié dans le Correspondant des articles remplis d'accusations violentes et de blessantes illusions contre « certains catholiques » qui ne lui ont jamais donné sujet de douter de leur honneur, n'a pas trouvé au-dessous de lui de suivre à leur égard, jusqu'au bout, des rancunes qu'on ne peut comprendre. Il les a diffamés directement dans des lettres prétendues confidentielles, qui ont rencontré bientôt la publicité pour laquelle elles étaient faites. Il les a peints non-seulement comme des hommes grossiers, fanatiques, serviles : on s'était habitué à lui passer cela; mais encore comme des hommes indélicats, a les plus indélicats dans leur conduite. » C'est là-dessus qu'il a été prié de s'expliquer, et qu'on a dû prendre enfin, avec regret, le parti de s'expliquer sur lui. M. Augustin Cochin a trop d'esprit pour ne" pas sentir que toutes ses grâces, toute son agilité, toutes ses citations et toute son importance ne peuvent donner le change. Il a beau se mettre en quatre, il ne fera pas la monnaie de M. de Montalembert. C'est M. de Montalembert qui doit répondre.
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