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	<title>Commentaires sur : Père dénaturé, malheureux politique! Corneille Pierre</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-citations.com/p-re-d-natur-malheureux-politique-corneille-pierre/comment-page-1/#comment-5715</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Dec 2010 17:51:48 +0000</pubDate>
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		<description>Stances de Polyeucte 
  
[Polyeucte, Acte IV. sc. ii] 
  
Pierre Corneille (1606&#8211;&#8224;1684) 
  
  
Source d&#233;licieuse, en mis&#232;res f&#233;conde, 
Que voulez-vous de moi, flatteuses volupt&#233;s? 
Honteux attachements de la chair et du monde, 
Que ne me quittez-vous, quand je vous ai quitt&#233;s? 
Allez, honneurs, plaisirs, qui me livrez la guerre:         
    Toute votre f&#233;licit&#233;, 
    Sujette &#224; l&#8217;instabilit&#233;, 
    En moins de rien tombe par terre, 
    Et comme elle a l&#8217;&#233;clat du verre, 
    Elle en a la fragilit&#233;.         
  
Ainsi n&#8217;esp&#233;rez pas qu&#8217;apr&#232;s vous je soupire. 
Vous &#233;talez en vain vos charmes impuissants; 
Vous me montrez en vain, par tout ce vaste empire, 
Les ennemis de Dieu pompeux et florissants. 
Il &#233;tale &#224; son tour des revers &#233;quitables         
    Par qui les grands sont confondus; 
    Et les glaives qu&#8217;il tient pendus 
    Sur les plus fortun&#233;s coupables 
    Sont d&#8217;autant plus in&#233;vitables, 
    Que leurs coups sont moins attendus.         
  
Tigre alt&#233;r&#233; de sang, D&#233;cie impitoyable, 
Ce Dieu t&#8217;a trop longtemps abandonn&#233; les siens; 
De ton heureux destin vois la suite effroyable: 
Le Scythe va venger la Perse et les Chr&#233;tiens; 
Encore un peu plus outre, et ton heure est venue;         
    Rien ne t&#8217;en saurait garantir; 
    Et la foudre qui va partir, 
    Toute pr&#234;te &#224; crever la nue, 
    Ne peut plus &#234;tre retenue 
    Par l&#8217;attente du repentir.         
  
Que cependant F&#233;lix m&#8217;immole a ta col&#232;re; 
Qu&#8217;un rival plus puissant &#233;blouisse ses yeux; 
Qu&#8217;aux d&#233;pens de ma vie il s&#8217;en fasse beau-p&#232;re, 
Et qu&#8217;&#224; titre d&#8217;esclave il commande en ces lieux: 
Je consens, ou plut&#244;t j&#8217;aspire &#224; ma ruine.         
    Monde, pour moi tu n&#8217;as plus rien: 
    Je porte en un c&#339;ur tout chr&#233;tien 
    Une flamme toute divine; 
    Et je ne regarde Pauline 
    Que comme un obstacle &#224; mon bien.         
  
Saintes douceurs du ciel, adorables id&#233;es, 
Vous remplissez un c&#339;ur qui vous peut recevoir: 
De vos sacr&#233;s attraits les &#226;mes poss&#233;d&#233;es 
Ne con&#231;oivent plus rien qui les puisse &#233;mouvoir. 
Vous promettez beaucoup, et donnez davantage:         
    Vos biens ne sont point inconstants, 
    Et l&#8217;heureux tr&#233;pas que j&#8217;attends 
    Ne vous sert que d&#8217;un doux passage 
    Pour nous introduire au partage 
    Qui nous rend &#224; jamais contents.         
  </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Stances de Polyeucte </p>
<p>[Polyeucte, Acte IV. sc. ii] </p>
<p>Pierre Corneille (1606&ndash;&dagger;1684) </p>
<p>Source d&eacute;licieuse, en mis&egrave;res f&eacute;conde,<br />
Que voulez-vous de moi, flatteuses volupt&eacute;s?<br />
Honteux attachements de la chair et du monde,<br />
Que ne me quittez-vous, quand je vous ai quitt&eacute;s?<br />
Allez, honneurs, plaisirs, qui me livrez la guerre:<br />
    Toute votre f&eacute;licit&eacute;,<br />
    Sujette &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute;,<br />
    En moins de rien tombe par terre,<br />
    Et comme elle a l&rsquo;&eacute;clat du verre,<br />
    Elle en a la fragilit&eacute;.         </p>
<p>Ainsi n&rsquo;esp&eacute;rez pas qu&rsquo;apr&egrave;s vous je soupire.<br />
Vous &eacute;talez en vain vos charmes impuissants;<br />
Vous me montrez en vain, par tout ce vaste empire,<br />
Les ennemis de Dieu pompeux et florissants.<br />
Il &eacute;tale &agrave; son tour des revers &eacute;quitables<br />
    Par qui les grands sont confondus;<br />
    Et les glaives qu&rsquo;il tient pendus<br />
    Sur les plus fortun&eacute;s coupables<br />
    Sont d&rsquo;autant plus in&eacute;vitables,<br />
    Que leurs coups sont moins attendus.         </p>
<p>Tigre alt&eacute;r&eacute; de sang, D&eacute;cie impitoyable,<br />
Ce Dieu t&rsquo;a trop longtemps abandonn&eacute; les siens;<br />
De ton heureux destin vois la suite effroyable:<br />
Le Scythe va venger la Perse et les Chr&eacute;tiens;<br />
Encore un peu plus outre, et ton heure est venue;<br />
    Rien ne t&rsquo;en saurait garantir;<br />
    Et la foudre qui va partir,<br />
    Toute pr&ecirc;te &agrave; crever la nue,<br />
    Ne peut plus &ecirc;tre retenue<br />
    Par l&rsquo;attente du repentir.         </p>
<p>Que cependant F&eacute;lix m&rsquo;immole a ta col&egrave;re;<br />
Qu&rsquo;un rival plus puissant &eacute;blouisse ses yeux;<br />
Qu&rsquo;aux d&eacute;pens de ma vie il s&rsquo;en fasse beau-p&egrave;re,<br />
Et qu&rsquo;&agrave; titre d&rsquo;esclave il commande en ces lieux:<br />
Je consens, ou plut&ocirc;t j&rsquo;aspire &agrave; ma ruine.<br />
    Monde, pour moi tu n&rsquo;as plus rien:<br />
    Je porte en un c&oelig;ur tout chr&eacute;tien<br />
    Une flamme toute divine;<br />
    Et je ne regarde Pauline<br />
    Que comme un obstacle &agrave; mon bien.         </p>
<p>Saintes douceurs du ciel, adorables id&eacute;es,<br />
Vous remplissez un c&oelig;ur qui vous peut recevoir:<br />
De vos sacr&eacute;s attraits les &acirc;mes poss&eacute;d&eacute;es<br />
Ne con&ccedil;oivent plus rien qui les puisse &eacute;mouvoir.<br />
Vous promettez beaucoup, et donnez davantage:<br />
    Vos biens ne sont point inconstants,<br />
    Et l&rsquo;heureux tr&eacute;pas que j&rsquo;attends<br />
    Ne vous sert que d&rsquo;un doux passage<br />
    Pour nous introduire au partage<br />
    Qui nous rend &agrave; jamais contents.</p>
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