Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
Mes heures perdues
Citations de Alexis-Félix Arvers
Alexis-Félix Arvers
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Envoyer à un amiJe lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
dicocitations
23 décembre 2010 à 11:00
Félix Arvers (1806–†1850)
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère:
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.
Hélas! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas;
A l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle:
‘Quelle est donc cette femme?’ et ne comprendra pas.
dicocitations
27 janvier 2011 à 12:59
Il y eut des réponses de la femme sous forme de pastiches
Ami, pourquoi nous dire, avec tant de mystère,
Que l'amour éternel en votre âme conçu,
Est un mal sans espoir un secret qu'il faut taire,
Et comment supposer qu'Elle n'en ait rien su ?
Non, vous ne pouviez point passer inaperçu, ,
Et vous n'auriez pas dû vous croire solitaire. ,
Parfois les plus aimés font leur temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Pourtant Dieu mit en nous un cœur sensible et tendre,
Toutes dans le chemin, nous trouvons doux d'entendre
Un murmure d'amour élevé sur nos pas.
Celle qui veut rester à son devoir fidèle
Est émue en lisant ces vers tout remplis d'elle,
Elle avait bien compris… mais ne le disait pas.
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Mon cher, vous m'amusez quand vous faites mystère
De votre immense amour en un moment conçu.
Vous êtes bien naïf d'avoir voulu le taire,
Avant qu'il ne fût né je crois que je l'ai su.
Pouviez-vous, m'adorant, passer inaperçu,
Et, vivant près de moi, vous sentir solitaire ?
De vous il dépendait d'être heureux sur la terre :
Il fallait demander et vous auriez reçu.
Apprenez qu'une femme au cœur épris et tendre
Souffre de suivre ainsi son chemin, sans entendre
L'ami qu'elle espérait trouver à chaque pas.
Forcément au devoir on reste alors fidèle !
J'ai compris, vous voyez, « ces vers tout remplis d'elle. »
C'est vous, mon pauvre ami, qui ne compreniez pas.
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Montre enfin au grand jour, loin d’en faire mystère,
Ce désir d’être aimé par tout homme conçu !
Mal d’amour, mon chéri, ne devrait pas se taire :
Pouvais-je le guérir avant de l’avoir su ?
Jamais un beau garçon ne passe inaperçu…
Tu n’es pas né pour vivre et languir solitaire.
Viens trouver dans mes bras le bonheur sur la terre,
Et ne t’en prends qu’à toi si tu n’as rien reçu.
Tu verras que je suis bien faite, ardente et tendre,
Ni prude, ni bégueule et prête à tout entendre,
Sachant par le menu ce que c’est qu’un faux pas.
Elle ne jure point de te rester fidèle,
Cette folle amoureuse ! Un jour, tu diras d’elle :
« Quelle fille c’était ! »… mais ne l’oublieras pas !
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Je n’aurai pas longtemps laissé dans le mystère
Mon amour insensé subitement conçu.
Plein de désir, d’espoir, je ne pouvais me taire ;
Celle dont je suis fou du premier jour l’a su. Jamais je n’ai passé près d’elle inaperçu.
A ses côtés comment se croire solitaire ?
Pour moi j’aurai goûté le bonheur sur la terre,
Osant tout demander, d’avoir beaucoup reçu.
Dieu ne l’avait pas faite en vain jolie et tendre.
Elle a dans son chemin trouvé très doux d’entendre
Les aveux qu’un amant murmurait sur ses pas.
À l’austère devoir, j’en conviens, peu fidèle,
Elle saura, lisant ces vers tout remplis d’elle,
Le nom de cette femme… et ne le dira pas.
Cochonfucius
27 janvier 2011 à 12:41
AUTRE PASTICHE
Mon cadre a son secret, ma toile a son mystère :
Paysage éternel en un moment conçu,
Suis-je un pré, suis-je un bois ? Hélas ! je dois me taire,
Car celui qui m'a fait n'en a jamais rien su.
Ainsi je vais passer encore inaperçu.
Toujours assez coté, et pourtant solitaire,
Et mon auteur ira jusqu'au bout de la terre,
Attendant la médaille et n'ayant rien reçu.
Le public, quoique Dieu l'ait fait gobeur et tendre,
Va passer devant moi, distrait, et sans entendre
Malgré mes tons criards, mon appel sur ses pas.
Au buffet du Salon, pieusement fidèle,
Il dira, dégustant son bock tout rempli d'ale :
" Quels sont ces épinards ?" et ne comprendra pas.
Cochonfucius
27 janvier 2011 à 12:42
AUTRE PASTICHE
Ma Ford a son secret, mes pneus ont leur mystère.
Par un brusque freinage, en un moment conçu,
J'ai failli déraper, aussi j'ai dû me taire :
Celle que j'épargnai n'en a jamais rien su.
Hélas ! je croyais bien passer inaperçu
Ayant stoppé dans un carrefour solitaire,
Mais un agent survint s'élançant ventre à terre,
M'infligeant une amende et m'en donnant reçu.
Pour elle, quoique Dieu l'ait faite agile et tendre,
Elle m'aurait frôlé, distraite, et sans entendre
Le coup de frein brutal qui protégea ses pas.
Au journal du matin pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ce fait tout rempli d'elle :
"Quel est donc ce chauffard ?" et ne comprendra pas.
dicocitations
27 janvier 2011 à 9:11