Le désir n’est pas ce que tu vois mais ce que tu imagines.
Onze Minutes (2003)
Citations de Paulo Coelho
Paulo Coelho
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
Tity
14 mars 2009 à 1:30
oui car tt se passe dans la tete!
dicocitations
14 mars 2009 à 2:36
Le désir amoureux de Platon :
Aimer c’est “manquer” : c’est désirer ce que l’on ne peut posséder. L’objet du désir est toujours “ce qui nous manque” soit réellement, soit en imagination
-” Essaie donc aussi, reprit Socrate, à propos de l’Amour, de nous dire s’il est l’amour de quelque chose ou de rien. – Il est certainement l’amour de quelque chose. – Garde donc dans ta mémoire, dit Socrate, de quoi il est amour, et réponds seulement à ceci : l’Amour désire-t-il ou non l’objet dont il est amour ?
- Il le désire, répondit-il.
- Mais, reprit Socrate, quand il désire et aime, a-t-il ce qu’il désire et aime, ou ne l’a-t-il pas ?
– Vraisemblablement il ne l’a pas, dit Agathon.
dicocitations
14 mars 2009 à 2:38
Le désir amoureux de Platon :
- Vois, continua Socrate, si, au lieu de vraisemblablement, il ne faut pas dire nécessairement que celui qui désire désire une chose qui lui manque et ne désire pas ce qui ne lui manque pas. Pour ma part, c’est merveille comme je trouve cela nécessaire, et toi ?
- Moi aussi, dit Agathon.
- Fort bien. Donc un homme qui est grand ne saurait vouloir être grand, ni un homme qui est fort être fort ? – C’est impossible, d’après ce dont nous sommes convenus.
– En effet, étant ce qu’il est, il ne saurait avoir besoin de le devenir.
- C’est vrai.
- Si en effet, reprit Socrate, [...] quelqu’un soutenait qu’étant en bonne santé il désire être en bonne santé, qu’étant riche il désire être riche et qu’il désire les biens mêmes qu’il possède, nous lui répondrions : Toi, l’ami, qui jouis de la richesse, de la santé, de la force, tu veux jouir de ces biens pour l’avenir aussi, puisque dans le moment présent, que tu le veuilles ou non, tu les possèdes. Vois donc, quand tu prétends désirer ce tu as, si tu ne veux pas précisément dire : je veux posséder aussi dans l’avenir les biens que je possède maintenant. Il en tomberait d’accord, n’est-ce pas ?
- Je le pense comme toi, dit Agathon.
Socrate reprit : N’est-ce pas aimer une chose dont on ne dispose pas encore, et qu’on n’a pas, que de souhaiter pour l’avenir la continuation de la possession présente ? – Assurément, dit Agathon.
- Cet homme donc, comme tous ceux qui désirent, désire ce qui n’est pas actuel ni présent ; ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour”.
dicocitations
14 mars 2009 à 2:38
"Ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà l'objet du désir", disait Platon.
L'homme est un être de désir.
Le désir est de nature contradictoire. Le désir est la recherche d’un objet que l’on imagine, ou que l’on sait être source de satisfaction.
Le désir est donc accompagné de souffrance, d’un sentiment de manque ou de privation.Et, pourtant, il semble refuser la satisfaction, puisque, à peine assouvi, il s’empresse de renaître.
dicocitations
14 mars 2009 à 2:50
«Étant fils de Poros et de Pénia, I’Amour en a reçu certains caractères en partage. D’abord il est toujours pauvre, et loin d’être délicat et beau comme on se l’imagine généralement, il est dur, sec, sans souliers, sans domicile, sans avoir jamais d’autre lit que la terre, sans couverture, il dort en plein air, près des portes et dans les rues; il tient de sa mère, et l’indigence est son éternelle compagne. D’un autre côté, suivant le naturel de son père, il est toujours à la piste de ce qui est beau et bon; il est brave, résolu, ardent, excellent chasseur, artisan de ruses toujours nouvelles, amateur de science, plein de ressources, passant sa vie à philosopher, habile sorcier, magicien et sophiste. Il n’est par nature ni immortel ni mortel; mais dans la même journée, tantôt il est florissant et plein de vie, tant qu’il est dans l’abondance; tantôt il meurt, puis renaît, grâce au naturel qu’il tient de son père. Ce qu’il acquiert lui échappe sans cesse, de sorte qu’il n’est jamais ni dans l’indigence ni dans l’opulence.»
Platon, Banquet , 203