La terre est une quenouille que filent lune et soleil.
Citations de Jules Supervielle
Jules Supervielle
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
Cochonfucius
4 mai 2009 à 3:49
La Terre est une grenouille qui mange la Lune et boit le Soleil.
dicocitations
4 mai 2009 à 4:13
Matins du monde – Jules Supervielle
Houle
Vous auberges et routes, vous ciels en jachère,
Vous campagnes captives des mois de l'année,
Forêts angoissées qu'étouffe la mousse,
Vous m'éveillez la nuit pour m'interroger,
Voici un peuplier qui me touche du doigt,
Voici une cascade qui me chante à l'oreille,
Un affluent fiévreux s'élance dans mon cœur,
Une étoile soulève, abaisse mes paupières
Sachant me déceler parmi morts et vivants
Même si je me cache dans un herbeux sommeil
Sous le toit voyageur du rêve.
Depuis les soirs apeurés que traversait le bison
Jusqu'à ce matin de mai qui cache encore sa joie
Et dans mes yeux mensongers n'est peut-être qu'une fable,
La terre est une quenouille que filent lune et soleil.
Et je suis un paysage échappé de ses fuseaux,
Une vague de la mer navigant depuis Homère
Recherchant un beau rivage pour que bruissent trois mille ans.
La mémoire humaine roule sur le globe, l'enveloppe,
Lui faisant un ciel sensible innervé à l'infini,
Mais les bruits gisent fauchés dans tout le passé du monde,
L'histoire n'a pas encore pu faire entendre une voix,
Et voici seul sur la route planétaire notre cœur
Flambant comme du bois sec entre deux monts de silence
Qui sur lui s'écrouleront au vent mince de la mort.
dicocitations
4 mai 2009 à 5:20
Et du coup la grenouille part en quenouille.
Ceci dit l'association grenouille et quenouille est également intéressante ou pratique … pour les poètes.
Que j'aime ce marais paisible !
Il est tout bordé d'alisiers,
D'aulnes, de saules et d'osiers,
A qui le fer n'est point nuisible.
Les Nymphes, y cherchant le frais,
S'y viennent fournir de quenouilles,
De pipeaux, de joncs et de glais;
Où l'on voit sauter les grenouilles,
Qui de frayeur s'y vont cacher
Sitôt qu'on veut s'en approcher.
Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant. 1594 – 1661