La plupart des faiseurs de recueils de vers ou de bons mots ressemblent à ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, choisissant d’abord les meilleures, et finissant par tout manger.
Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)
Citations de Sébastien Roch, dit Nicolas de Chamfort
Sébastien Roch, dit Nicolas de Chamfort
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La plupart des faiseurs de recueils de vers ou de bons mots ressemblent à ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, choisissant d’abord les meilleures et finissant par tout manger.
Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)
Citations de Sébastien Roch, dit Nicolas de Chamfort
Sébastien Roch, dit Nicolas de Chamfort
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
@dicocitations
30 avril 2010 à 9:17
Les maximes, les axiomes sont, ainsi que les abrégés, l’ouvrage des gens d’esprit, qui ont travaillé, ce semble, à l’usage des esprits médiocres ou paresseux. Le paresseux s’accommode d’une maxime qui le dispense de faire lui-même les observations qui ont mené l’auteur de la maxime au résultat dont il fait part à son lecteur. Le paresseux et l’homme médiocre se croient dispensés d’aller au-delà, et donnent à la maxime une généralité que l’auteur, à moins qu’il ne soit lui-même médiocre, ce qui arrive quelquefois, n’a pas prétendu lui donner. L’homme supérieur saisit tout d’un coup les ressemblances, les différences qui font que la maxime est plus ou moins applicable à tel ou tel cas, ou ne l’est pas du tout. Il en est de cela, comme de l’histoire naturelle, où le désir de simplifier a imaginé les classes et les divisions. Il a fallu avoir de l’esprit pour les faire ; car il a fallu rapprocher et observer des rapports : mais le grand naturaliste, l’homme de génie, voit que la nature prodigue des êtres individuellement différents, et voit l’insuffisance des divisions et des classes, qui sont d’un si grand usage aux esprits médiocres ou paresseux.
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Maximes et pensées, Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, éd. Larousse, 1928, chap. I (« Maximes générales »), p. 13