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	<title>Commentaires sur : La moitié d&#8217;un violent amour, c&#8217;est presque une amitié &#8230; Musset Alfred de</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 Feb 2012 09:31:44 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-citations.com/la-moiti-d-un-violent-amour-c-est-presque-une-amiti-musset-alfred-de/comment-page-1/#comment-5432</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Dec 2010 14:42:47 +0000</pubDate>
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		<description> Ballade &#224; la lune 
 
 C&#039;&#233;tait, dans la nuit brune, 
 Sur le clocher jauni, 
   La lune 
 Comme un point sur un i. 
   
 Lune, quel esprit sombre 
 Prom&#232;ne au bout d&#039;un fil, 
   Dans l&#039;ombre, 
 Ta face et ton profil ? 
   
 Es-tu l&#039;oeil du ciel borgne ? 
Quel ch&#233;rubin cafard 
   Nous lorgne 
Sous ton masque blafard ? 
 
N&#039;es-tu rien qu&#039;une boule, 
Qu&#039;un grand faucheux bien gras 
   Qui roule 
Sans pattes et sans bras ? 
 
Es-tu, je t&#039;en soup&#231;onne, 
Le vieux cadran de fer 
   Qui sonne 
L&#039;heure aux damn&#233;s d&#039;enfer ? 
 
Sur ton front qui voyage. 
Ce soir ont-ils compt&#233; 
   Quel &#226;ge 
A leur &#233;ternit&#233; ? 
 
Est-ce un ver qui te ronge 
Quand ton disque noirci 
   S&#039;allonge 
En croissant r&#233;tr&#233;ci ? 
 
Qui t&#039;avait &#233;borgn&#233;e, 
L&#039;autre nuit ? T&#039;&#233;tais-tu 
   Cogn&#233;e 
A quelque arbre pointu ? 
 
Car tu vins, p&#226;le et morne 
Coller sur mes carreaux 
   Ta corne 
&#224; travers les barreaux. 
 
Va, lune moribonde, 
Le beau corps de Ph&#233;b&#233; 
   La blonde 
Dans la mer est tomb&#233;. 
 
Tu n&#039;en es que la face 
Et d&#233;j&#224;, tout rid&#233;, 
   S&#039;efface 
Ton front d&#233;poss&#233;d&#233;. 
 
Rends-nous la chasseresse, 
Blanche, au sein virginal, 
   Qui presse 
 Quelque cerf matinal ! 
 
Oh ! sous le vert platane 
Sous les frais coudriers, 
   Diane, 
Et ses grands l&#233;vriers ! 
 
Le chevreau noir qui doute, 
Pendu sur un rocher, 
   L&#039;&#233;coute, 
L&#039;&#233;coute s&#039;approcher. 
    
Et, suivant leurs cur&#233;es, 
Par les vaux, par les bl&#233;s, 
   Les pr&#233;es, 
Ses chiens s&#039;en sont all&#233;s. 
    
Oh ! le soir, dans la brise, 
Phoeb&#233;, soeur d&#039;Apollo, 
   Surprise 
A l&#039;ombre, un pied dans l&#039;eau ! 
 
Phoeb&#233; qui, la nuit close, 
Aux l&#232;vres d&#039;un berger 
   Se pose, 
Comme un oiseau l&#233;ger. 
 
Lune, en notre m&#233;moire, 
De tes belles amours 
   L&#039;histoire 
T&#039;embellira toujours. 
    
Et toujours rajeunie, 
Tu seras du passant 
   B&#233;nie, 
Pleine lune ou croissant. 
    
T&#039;aimera le vieux p&#226;tre,  
Seul, tandis qu&#039;&#224; ton front 
   D&#039;alb&#226;tre 
Ses dogues aboieront. 
    
T&#039;aimera le pilote 
Dans son grand b&#226;timent, 
   Qui flotte, 
Sous le clair firmament ! 
    
Et la fillette preste 
Qui passe le buisson, 
   Pied leste, 
En chantant sa chanson. 
   
Comme un ours &#224; la cha&#238;ne,  
Toujours sous tes yeux bleus 
   Se tra&#238;ne 
L&#039;oc&#233;an montueux. 
    
Et qu&#039;il vente ou qu&#039;il neige 
Moi-m&#234;me, chaque soir, 
   Que fais-je, 
 Venant ici m&#039;asseoir ? 
    
Je viens voir &#224; la brune, 
Sur le clocher jauni, 
   La lune 
Comme un point sur un i. 
    
 
            Alfred de MUSSET 
            Contes d&#039;Espagne et d&#039;Italie  </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ballade &agrave; la lune </p>
<p> C&#039;&eacute;tait, dans la nuit brune,<br />
 Sur le clocher jauni,<br />
   La lune<br />
 Comme un point sur un i. </p>
<p> Lune, quel esprit sombre<br />
 Prom&egrave;ne au bout d&#039;un fil,<br />
   Dans l&#039;ombre,<br />
 Ta face et ton profil ? </p>
<p> Es-tu l&#039;oeil du ciel borgne ?<br />
Quel ch&eacute;rubin cafard<br />
   Nous lorgne<br />
Sous ton masque blafard ? </p>
<p>N&#039;es-tu rien qu&#039;une boule,<br />
Qu&#039;un grand faucheux bien gras<br />
   Qui roule<br />
Sans pattes et sans bras ? </p>
<p>Es-tu, je t&#039;en soup&ccedil;onne,<br />
Le vieux cadran de fer<br />
   Qui sonne<br />
L&#039;heure aux damn&eacute;s d&#039;enfer ? </p>
<p>Sur ton front qui voyage.<br />
Ce soir ont-ils compt&eacute;<br />
   Quel &acirc;ge<br />
A leur &eacute;ternit&eacute; ? </p>
<p>Est-ce un ver qui te ronge<br />
Quand ton disque noirci<br />
   S&#039;allonge<br />
En croissant r&eacute;tr&eacute;ci ? </p>
<p>Qui t&#039;avait &eacute;borgn&eacute;e,<br />
L&#039;autre nuit ? T&#039;&eacute;tais-tu<br />
   Cogn&eacute;e<br />
A quelque arbre pointu ? </p>
<p>Car tu vins, p&acirc;le et morne<br />
Coller sur mes carreaux<br />
   Ta corne<br />
&agrave; travers les barreaux. </p>
<p>Va, lune moribonde,<br />
Le beau corps de Ph&eacute;b&eacute;<br />
   La blonde<br />
Dans la mer est tomb&eacute;. </p>
<p>Tu n&#039;en es que la face<br />
Et d&eacute;j&agrave;, tout rid&eacute;,<br />
   S&#039;efface<br />
Ton front d&eacute;poss&eacute;d&eacute;. </p>
<p>Rends-nous la chasseresse,<br />
Blanche, au sein virginal,<br />
   Qui presse<br />
 Quelque cerf matinal ! </p>
<p>Oh ! sous le vert platane<br />
Sous les frais coudriers,<br />
   Diane,<br />
Et ses grands l&eacute;vriers ! </p>
<p>Le chevreau noir qui doute,<br />
Pendu sur un rocher,<br />
   L&#039;&eacute;coute,<br />
L&#039;&eacute;coute s&#039;approcher. </p>
<p>Et, suivant leurs cur&eacute;es,<br />
Par les vaux, par les bl&eacute;s,<br />
   Les pr&eacute;es,<br />
Ses chiens s&#039;en sont all&eacute;s. </p>
<p>Oh ! le soir, dans la brise,<br />
Phoeb&eacute;, soeur d&#039;Apollo,<br />
   Surprise<br />
A l&#039;ombre, un pied dans l&#039;eau ! </p>
<p>Phoeb&eacute; qui, la nuit close,<br />
Aux l&egrave;vres d&#039;un berger<br />
   Se pose,<br />
Comme un oiseau l&eacute;ger. </p>
<p>Lune, en notre m&eacute;moire,<br />
De tes belles amours<br />
   L&#039;histoire<br />
T&#039;embellira toujours. </p>
<p>Et toujours rajeunie,<br />
Tu seras du passant<br />
   B&eacute;nie,<br />
Pleine lune ou croissant. </p>
<p>T&#039;aimera le vieux p&acirc;tre,<br />
Seul, tandis qu&#039;&agrave; ton front<br />
   D&#039;alb&acirc;tre<br />
Ses dogues aboieront. </p>
<p>T&#039;aimera le pilote<br />
Dans son grand b&acirc;timent,<br />
   Qui flotte,<br />
Sous le clair firmament ! </p>
<p>Et la fillette preste<br />
Qui passe le buisson,<br />
   Pied leste,<br />
En chantant sa chanson. </p>
<p>Comme un ours &agrave; la cha&icirc;ne,<br />
Toujours sous tes yeux bleus<br />
   Se tra&icirc;ne<br />
L&#039;oc&eacute;an montueux. </p>
<p>Et qu&#039;il vente ou qu&#039;il neige<br />
Moi-m&ecirc;me, chaque soir,<br />
   Que fais-je,<br />
 Venant ici m&#039;asseoir ? </p>
<p>Je viens voir &agrave; la brune,<br />
Sur le clocher jauni,<br />
   La lune<br />
Comme un point sur un i. </p>
<p>            Alfred de MUSSET<br />
            Contes d&#039;Espagne et d&#039;Italie</p>
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