La France est atteinte d’une surproduction de gens à diplômes, polytechniciens, économistes, philosophes et autres rêveurs qui ont perdu tout contact avec le monde réel.
Mythologies (1957)
Citations de Roland Barthes
Roland Barthes
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
Edouard Portal
8 décembre 2008 à 12:17
Vous faites un contre-sens terrible en attribuant cette citation à Roland Barthes.
En effet, si cette phrase figure bien dans “Mythologies” dans le texte intitulé “Quelques paroles de M. Poujade”, il s’agit précisément d’une parole de Poujade, reprise par Barthes à des fins critiques.
dicocitations
8 décembre 2008 à 7:12
Bonjour Edouard. Vous avez raison. Les quelques paroles de Pierre Poujade doivent être attribuées au bon auteur.
La correction va être faite.
Contre sens mais peut-être pas si terrible
merci
Pierre Poujade a donné son nom au ‘poujadisme’, mouvement politique et syndical français revendiquant la défense des commerçants et artisans sous la IVe République.
dicocitations
8 décembre 2008 à 7:13
Mythologies, 1957
Ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même.
*
« Le Monde où l’on catche », dans Mythologies, Roland Barthes, éd. Seuil, 1970, p. 14 (voir la fiche de référence de l’œuvre)
L’altérité est le concept le plus antipathique au « bon sens ».
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« Martiens », dans Mythologies, Roland Barthes, éd. Seuil, 1970, p. 45 (voir la fiche de référence de l’œuvre)
Le toucher est le plus démystificateur de tous les sens, au contraire de la vue, qui est le plus magique.
*
« La Nouvelle Citroën », dans Mythologies, Roland Barthes, éd. Seuil, 1970, p. 171 (voir la fiche de référence de l’œuvre)
Le petit-bourgeois est un homme impuissant à imaginer l’Autre. Si l’autre se présente à sa vue, le petit-bourgeois s’aveugle, l’ignore et le nie, ou bien il le transforme en lui-même. Dans l’univers petit-bourgeois, tous les faits de confrontation sont des faits réverbérants, tout autre est reduit au même.
*
Mythologies, Roland Barthes, éd. Seuil, 1970, Le Mythe aujourd’hui, Nécessité et limite de la mythologie, p. 260-261 (voir la fiche de référence de l’œuvre)
dicocitations
8 décembre 2008 à 7:13
Mythologies, Seuil, 1970, p. 97
* « La littérature n’est plus soutenue par les classes riches (…) Qui soutient la littérature ? Vous, moi. C’est-à-dire des gens sans revenus. La littérature est soutenue par une clientèle de déclassés. Nous sommes des exilés sociaux et nous emportons la littérature dans nos maigres bagages. »
* « J’en viens alors à me demander si la belle et touchante iconographie de l’Abbé Pierre n’est pas l’alibi dont une bonne partie de la nation s’autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice. »
* « Quand je me sais photographié, je me transforme en image… »
* « Ce qui est vicié dans le Tour, c’est la base, les mobiles économiques, le profit ultime de l’épreuve, générateur d’alibis idéologiques. Ceci n’empêche pas le Tour d’être un fait national fascinant, dans la mesure où l’épopée exprime ce moment fragile de l’Histoire où l’homme, même maladroit, dupé, à travers des fables impures, prévoit tout de même à sa façon une adéquation parfaite entre lui, la communauté et l’univers » (article Le Tour de France comme épopée)
* “La névrose est un pis-aller [...]; mais ce pis-aller est le seul qui permet d’écrire” , Le Plaisir du texte, 1973
* « La langue, comme performance de tout langage, n’est ni réactionnaire ni progressiste; elle est tout simplement fasciste; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire.» Leçon inaugurale au Collège de France, 1977
* « Qu’est ce que la théâtralité ? C’est le théâtre moins le texte, c’est une épaisseur de signes et de sensations qui s’édifient sur la scène à partir de l’argument écrit. »
* « Regard, objet, symbole, la tour [Eiffel] est tout ce que l’Homme met en elle et ce but est infini » 1964
* « La nouvelle Citroën tombe manifestement du ciel dans la mesure où elle se présente d’abord comme un objet superlatif. »