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	<title>Commentaires sur : L&#8217;âne n&#8217;a jamais pu être ami du cheval. Casanova Giacomo Giovanni Girolamo</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 23:42:05 +0000</pubDate>
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		<description> [D&#233;sargent&#233;, Casanova a &#233;crit au prince Charles de Courlande de lui envoyer de l&#8217;argent et y a joint &#8220;un proc&#233;d&#233; immanquable pour faire la pierre philosophale&#8221;. Le prince n&#8217;ayant pas br&#251;l&#233; la lettre comme recommand&#233;, on la lui prit quand on le mit &#224; la Bastille.] Vingt ans apr&#232;s, [quand on] d&#233;mantela la Bastille [on] y trouva ma lettre, et on l&#8217;imprima avec plusieurs autres pi&#232;ces curieuses qu&#8217;on a traduites apr&#232;s en allemand et en anglais. Les ignorants qui existent dans le pays o&#249; je vis actuellement, et qui comme de raison sont tous mes ennemis, &lt;strong&gt;car l&#8217;&#226;ne n&#8217;a jamais pu &#234;tre ami du cheval&lt;/strong&gt;, triomph&#232;rent quand ils lurent ce chef d&#8217;accusation contre moi. Ils eurent la b&#234;tise de me reprocher que j&#8217;&#233;tais auteur de cette lettre, et crurent de me confondre en me disant qu&#8217;on l&#8217;avait traduite en allemand &#224; mon &#233;ternelle confusion. Les animaux Boh&#234;mes qui me firent ce reproche rest&#232;rent &#233;tonn&#233;s, lorsque je leur ai r&#233;pondu que ma lettre me faisait un honneur immortel et que, n&#8217;&#233;tant pas &#226;nes, ils devraient l&#8217;admirer. Je ne sais pas, mon cher lecteur, si ma lettre a &#233;t&#233; alt&#233;r&#233;e, mais puisqu&#8217;elle est devenue publique, permettez que je la registre dans ces M&#233;moires en l&#8217;honneur de la v&#233;rit&#233;, qui est le seul Dieu que j&#8217;adore. Je la copie de mon original que j&#8217;ai &#233;crit &#224; Augsbourg dans le mois de mai de l&#8217;ann&#233;e 1767 ; nous sommes aujourd&#8217;hui au premier de l&#8217;an 1798. 
 
    * la pierre philosophale : pierre alchimique qui change le plomb en or. Les animaux Boh&#234;mes : Casanova &#233;tait alors &#224; Dux, en Boh&#234;me. On trouve parfois cit&#233;e une variante incorrecte, &#171; La v&#233;rit&#233; est le seul Dieu que j&#8217;aie jamais ador&#233;. &#187;[5]. Sur cette lettre : cf. extrait ci-dessous&#8595; (t. III, vol. 10, chap. X, p. 522). 
 
    * 
      Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, &#233;d. Robert Laffont, 1993, t. III, vol. 10, chap. X, p. 521  </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[D&eacute;sargent&eacute;, Casanova a &eacute;crit au prince Charles de Courlande de lui envoyer de l&rsquo;argent et y a joint &ldquo;un proc&eacute;d&eacute; immanquable pour faire la pierre philosophale&rdquo;. Le prince n&rsquo;ayant pas br&ucirc;l&eacute; la lettre comme recommand&eacute;, on la lui prit quand on le mit &agrave; la Bastille.] Vingt ans apr&egrave;s, [quand on] d&eacute;mantela la Bastille [on] y trouva ma lettre, et on l&rsquo;imprima avec plusieurs autres pi&egrave;ces curieuses qu&rsquo;on a traduites apr&egrave;s en allemand et en anglais. Les ignorants qui existent dans le pays o&ugrave; je vis actuellement, et qui comme de raison sont tous mes ennemis, <strong>car l&rsquo;&acirc;ne n&rsquo;a jamais pu &ecirc;tre ami du cheval</strong>, triomph&egrave;rent quand ils lurent ce chef d&rsquo;accusation contre moi. Ils eurent la b&ecirc;tise de me reprocher que j&rsquo;&eacute;tais auteur de cette lettre, et crurent de me confondre en me disant qu&rsquo;on l&rsquo;avait traduite en allemand &agrave; mon &eacute;ternelle confusion. Les animaux Boh&ecirc;mes qui me firent ce reproche rest&egrave;rent &eacute;tonn&eacute;s, lorsque je leur ai r&eacute;pondu que ma lettre me faisait un honneur immortel et que, n&rsquo;&eacute;tant pas &acirc;nes, ils devraient l&rsquo;admirer. Je ne sais pas, mon cher lecteur, si ma lettre a &eacute;t&eacute; alt&eacute;r&eacute;e, mais puisqu&rsquo;elle est devenue publique, permettez que je la registre dans ces M&eacute;moires en l&rsquo;honneur de la v&eacute;rit&eacute;, qui est le seul Dieu que j&rsquo;adore. Je la copie de mon original que j&rsquo;ai &eacute;crit &agrave; Augsbourg dans le mois de mai de l&rsquo;ann&eacute;e 1767 ; nous sommes aujourd&rsquo;hui au premier de l&rsquo;an 1798. </p>
<p>    * la pierre philosophale : pierre alchimique qui change le plomb en or. Les animaux Boh&ecirc;mes : Casanova &eacute;tait alors &agrave; Dux, en Boh&ecirc;me. On trouve parfois cit&eacute;e une variante incorrecte, &laquo; La v&eacute;rit&eacute; est le seul Dieu que j&rsquo;aie jamais ador&eacute;. &raquo;[5]. Sur cette lettre : cf. extrait ci-dessous&darr; (t. III, vol. 10, chap. X, p. 522). </p>
<p>    *<br />
      Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, &eacute;d. Robert Laffont, 1993, t. III, vol. 10, chap. X, p. 521</p>
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