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	<title>Commentaires sur : L&#8217;homme est naturellement un animal politique. Aristote</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 22:16:57 +0000</pubDate>
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		<description>&#171;  La cit&#233; est au nombre des r&#233;alit&#233;s qui existent naturellement, et (&#8230;) l&#8217;homme est par nature un animal politique. Et celui qui est sans cit&#233;, naturellement et non par suite des circonstances, est ou un &#234;tre d&#233;grad&#233; ou au-dessus de l&#8217;humanit&#233;. Il est comparable &#224; l&#8217;homme trait&#233; ignominieusement par Hom&#232;re de : Sans famille, sans loi, sans foyer, car, en m&#234;me temps que naturellement apatride, il est aussi un brandon de discorde, et on peut le comparer &#224; une pi&#232;ce isol&#233;e au jeu de trictrac. 
 
  
 
  Mais que l&#8217;homme soit un animal politique &#224; un plus haut degr&#233; qu&#8217;une abeille quelconque ou tout autre animal vivant &#224; l&#8217;&#233;tat gr&#233;gaire, cela est &#233;vident. La nature, en effet, selon nous, ne fait rien en vain ; et l&#8217;homme seul de tous les animaux, poss&#232;de la parole. Or, tandis que la voix ne sert qu&#8217;&#224; indiquer la joie et la peine, et appartient aux animaux &#233;galement (car leur nature va jusqu&#8217;&#224; &#233;prouver les sensations de plaisir et de douleur, et &#224; se les signifier les uns aux autres), le discours sert &#224; exprimer l&#8217;utile et le nuisible, et, par suite aussi, le juste et l&#8217;injuste ; car c&#8217;est le caract&#232;re propre &#224; l&#8217;homme par rapport aux autres animaux, d&#8217;&#234;tre le seul &#224; avoir le sentiment du bien et du mal, du juste et de l&#8217;injuste, et des autres notions morales, et c&#8217;est la communaut&#233; de ces sentiments qui engendre famille et cit&#233; &#187;. 
 
                              ARISTOTE. (330 av. J-C.) La Politique. (Traduction Jean Tricot). 
 
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		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;  La cit&eacute; est au nombre des r&eacute;alit&eacute;s qui existent naturellement, et (&hellip;) l&rsquo;homme est par nature un animal politique. Et celui qui est sans cit&eacute;, naturellement et non par suite des circonstances, est ou un &ecirc;tre d&eacute;grad&eacute; ou au-dessus de l&rsquo;humanit&eacute;. Il est comparable &agrave; l&rsquo;homme trait&eacute; ignominieusement par Hom&egrave;re de : Sans famille, sans loi, sans foyer, car, en m&ecirc;me temps que naturellement apatride, il est aussi un brandon de discorde, et on peut le comparer &agrave; une pi&egrave;ce isol&eacute;e au jeu de trictrac. </p>
<p>  Mais que l&rsquo;homme soit un animal politique &agrave; un plus haut degr&eacute; qu&rsquo;une abeille quelconque ou tout autre animal vivant &agrave; l&rsquo;&eacute;tat gr&eacute;gaire, cela est &eacute;vident. La nature, en effet, selon nous, ne fait rien en vain ; et l&rsquo;homme seul de tous les animaux, poss&egrave;de la parole. Or, tandis que la voix ne sert qu&rsquo;&agrave; indiquer la joie et la peine, et appartient aux animaux &eacute;galement (car leur nature va jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;prouver les sensations de plaisir et de douleur, et &agrave; se les signifier les uns aux autres), le discours sert &agrave; exprimer l&rsquo;utile et le nuisible, et, par suite aussi, le juste et l&rsquo;injuste ; car c&rsquo;est le caract&egrave;re propre &agrave; l&rsquo;homme par rapport aux autres animaux, d&rsquo;&ecirc;tre le seul &agrave; avoir le sentiment du bien et du mal, du juste et de l&rsquo;injuste, et des autres notions morales, et c&rsquo;est la communaut&eacute; de ces sentiments qui engendre famille et cit&eacute; &raquo;. </p>
<p>                              ARISTOTE. (330 av. J-C.) La Politique. (Traduction Jean Tricot).</p>
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