544468 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.dico-citations.com%2Fl-homme-est-la-mesure-de-toute-chose-platon%2FL%27homme+est+la+mesure+de+toute+chose.+Platon+2009-03-11+13%3A46%3A01dicocitationshttp%3A%2F%2Fwww.dico-citations.com%2Fl-homme-est-la-mesure-de-toute-chose-platon à “L’homme est la mesure de toute chose. Platon”
Pour Protagoras, l’homme est la mesure de toutes choses. Il explique en effet que l’homme ne connaît le monde que par l’expérience qu’il en a. Par exemple, si un homme voit un objet bleu, et son voisin voit le même objet rouge, tous deux auront raison. C’est donc de l’homme que part la vérité des choses. Il en va de même pour la morale. En effet cette dernière provient nécessairement de l’expérience de l’individu. Ainsi il n’y a pas une morale, mais des morales. Chaque morale dépend donc de l’expérience personnelle des individus. Ce relativisme absolu de Protagoras nous conduit à lui poser la question du bien. En effet, la morale édicte ses lois selon le Bien, mais s’il y a autant de morales que d’hommes, alors aucun Bien n’existe. Il n’y aurait que des préférables. Protagoras répond qu’en réalité un Bien existe et c’est le sage qui, au sein du Kaïros (moment opportun) peut le déterminer. Il peut donc exister un Bien et une morale se fondant sur l’expérience qui consiste en l’élection du meilleur possible.
Cette citation est bien de Platon, mais il la réfute! Platon ne pense pas que l'homme est la mesure de toute chose, ce serait une erreur de le faire croire aux gens, puisque qu'il pense absolument le contraire.
L'homme est la mesure de tout, disait Protagore, mesure de l'être, de ce qui est ; du non-être, de ce qui n'est pas . Aucun objet sensible n'est quelque chose indépendamment de l'être sentant . nul d'entre nous ne se trompe; tout ce que nous pensons, tout ce qui nous apparaît est la vérité ; et cela est si vrai qu'aucune opinion ne peut être réfutée : chacun des interlocuteurs dit une chose, et comment pourraient ils se contredire quand ils parlent de choses différentes dont chacune est vraie pour chacun ? Ainsi toutes le= opinions, toutes les imaginations sont vraies et il n'y a de vérité que par relation à quelque chose . Mais de celte relation même, il est clair, et c'est là ce que tous les anciens n'ont pas assez compris, il est clair que le système de Protagore ne p>se qu'un terme, à savoir l'homme représenté par une sensation variable et par une pensée qui n'est pas distinguée de la sensation. L'existence du terme opposé delà relation n'est pas certaine, puisque rien n'apparaît constant ni hors de nous, ni en nous où tout varie. Il n'y a que des sensations, ou, comme aurait dit Démocrite, que des imagc-s. Nous croyons donc qu'on a attribué à tort à Protagore le dogme d'une matière fluente propre à contenir et à dérouler les objets de nos sens, objets et matière qui eussent eu une existence distincte des sensations elles-mêmes , et que par conséquent il aurait fallu définir par quelque nature constante et existant en sol. Mais c'est là précisément ce que Protagore voulait éviter, et ce dont on ne trouve aucune trace dans les expositions formelles de sa doctrine. Ce qui fluait c'était, suivant lui, la connaissance bien plutôt que la matière, et ce dernier mot lui devenait inutile dès qu'il n'admettait, de réel et de vrai, que l'apparence sensible et actuelle. Aussi voyons-nous que Platon n'emploie ni le mot sujet ni le mot matière en exposant cette doctrine et en la réfutant. Il nous dit au contraire que rien n'est, et que tout se fait; que rien n'est un, ni tel, ni affecté d'une certaine qualité; mais que, du mouvement et du mélange de tout, se fait, par relation, ce que nous appelons improprement l'être
Pour Platon; ce qui importe est l'Idée, le monde des essences fixes et éternelles, alors que pour Protagoras, l'Idée, l'Essence de toute chose; c'est l'homme qui les produit, par fiction; c'est pourquoi, pour Protagoras,
l'homme étant réduit à fictionner; c'est lui la mesure, et non une distance supposée entre un réel posé comme tel et l'esprit humain qui s'en forge des représentations. Cela ne veut bien sûr pas dire que toutes les fictions, toutes les représentations humaines se valent…mais là encore c'est l'homme qui créé des valeurs.C'est même pour cela que la science , malgré ses réussites, baigne elle aussi dans l'illusion, sans quoi il n'y aurait plus rien à modéliser. De plus la science comme lieu du savoir est liée au pouvoir qui a toujours intérêt à dissimuler qu'il ignore.La science, en ce sens, est donc une idéologie.
suite de mon commentaire:
Pour être plus facilement perçu; il convient de dire que notre monde est suicidaire, puisque; plus la science se dote de moyens puissants de transformer son monde perçu; plus elle dissimule l'immensité des effets
incontrôlés , qu'elle accumule. Nous sommes donc en pleine idéologie,
puisque la science rend de plus en plus improbable que l'espèce puisse vivre dans son milieu. Le reproche que je fais à la science est qu'elle fait passer pour une connaissance; ce qui n'est qu'une limitation de notre ignorance. Si la science était présentée comme une approche qui limite notre ignorance seulement, qui augmente notre puissance d'agir; les peuples se mêleraient bien plus qu'ils ne font, de ce qui s'y fait par prudence et par méfiance vis à vis de ceux qui choisissent de chercher dans telle direction plutôt que telle autre, et de même vis à vis des applications. Je suppose qu'arrivés à ce point, il est devenu clair que la discipline qui prétend nous faire accéder au réel, occupe une fonction politique, et revêt une dimension idéologique.
!
S Platon, il est vrai, ne croyait pas en la démocratie….la philosophie était même conçue pour mettre fin au bavardage. Après l'élection de Hitler, en Europe, qui plus est; qui peut encore croire que l'idée de peuple et la démocratie suffisent à nous protéger même du pire ???!!! Nous voyons bien que nous baignons dans l'illusion non ?….
« L’homme est la mesure de toutes choses, de celles qui existent et de leur nature ; de celles qui ne sont pas et de l’explication de leur non-existence »
selon Protagoras dans La Vérité ou Discours destructifs ( V ème siecle avant JC)
« Eh bien, sais-tu, Théodore, ce qui m’étonne de ton camarade Protagoras ?
THÉODORE
Qu’est-ce ?
SOCRATE
En général, j’aime fort sa doctrine, que ce qui paraît à chacun existe pour lui ; mais le début de son discours m’a surpris. Je ne vois pas pourquoi, au commencement de la Vérité, il n’a pas dit que la mesure de toutes choses, c’est le porc, ou le cynocéphale ou quelque bête encore plus étrange parmi celles qui sont capables de sensation. C’eût été un début magnifique et d’une désinvolture hautaine ; car il eût ainsi montré que, tandis que nous l’admirions comme un dieu pour sa sagesse, il ne valait pas mieux pour l’intelligence, je ne dirai pas que tout autre homme, mais qu’un têtard de grenouille. Autrement que dire, Théodore ? Si, en effet, l’opinion que chacun se forme par la sensation est pour lui la vérité, si l’impression d’un homme n’a pas de meilleur juge que lui-même, et si personne n’a plus d’autorité que lui pour examiner si son opinion est exacte ou fausse ; si, au contraire, comme nous l’avons dit souvent, chacun se forme à lui seul ses opinions et si ces opinions sont toujours justes et vraies, en quoi donc, mon ami, Protagoras était-il savant au point qu’on le croyait à juste titre digne d’enseigner les autres et de toucher de gros salaires, et pourquoi nous-mêmes étions-nous plus ignorants, et obligés de fréquenter son école, si chacun est pour soi-même la mesure de sa propre sagesse ? Pouvons-nous ne pas déclarer qu’en disant ce qu’il disait, Protagoras ne parlait pas pour la galerie ? Quant à ce qui me concerne et à mon art d’accoucheur, et je puis dire aussi à la pratique de la dialectique en général, je ne parle pas du ridicule qui les atteint. Car examiner et entreprendre de réfuter mutuellement nos idées et nos opinions, qui sont justes pour chacun, n’est-ce pas s’engager dans un bavardage sans fin et s’égosiller pour rien, si la Vérité de Protagoras est vraie, et s’il ne plaisantait pas quand il prononçait ses oracles du sanctuaire de son livre ? »
Idem dans l’Euthydème (287 a) concernant Protagoras et les sophistes : « Si nous ne nous trompons point, ni dans nos actions, ni dans nos paroles, ni dans nos pensées, s’il en est bien ainsi, au nom de Zeus, qu’est-ce que vous êtes venus enseigner ? »
PHILOSOPHIE
17 novembre 2008 à 4:13
Pour Protagoras, l’homme est la mesure de toutes choses. Il explique en effet que l’homme ne connaît le monde que par l’expérience qu’il en a. Par exemple, si un homme voit un objet bleu, et son voisin voit le même objet rouge, tous deux auront raison. C’est donc de l’homme que part la vérité des choses. Il en va de même pour la morale. En effet cette dernière provient nécessairement de l’expérience de l’individu. Ainsi il n’y a pas une morale, mais des morales. Chaque morale dépend donc de l’expérience personnelle des individus. Ce relativisme absolu de Protagoras nous conduit à lui poser la question du bien. En effet, la morale édicte ses lois selon le Bien, mais s’il y a autant de morales que d’hommes, alors aucun Bien n’existe. Il n’y aurait que des préférables. Protagoras répond qu’en réalité un Bien existe et c’est le sage qui, au sein du Kaïros (moment opportun) peut le déterminer. Il peut donc exister un Bien et une morale se fondant sur l’expérience qui consiste en l’élection du meilleur possible.
Étudiante en philo
22 avril 2009 à 12:55
Cette citation est bien de Platon, mais il la réfute! Platon ne pense pas que l'homme est la mesure de toute chose, ce serait une erreur de le faire croire aux gens, puisque qu'il pense absolument le contraire.
dicocitations
22 avril 2009 à 6:23
En effet . Merci pour la précision, une piste de lecture ci dessous Manuel de philosophie ancienne
L'homme est la mesure de tout, disait Protagore, mesure de l'être, de ce qui est ; du non-être, de ce qui n'est pas . Aucun objet sensible n'est quelque chose indépendamment de l'être sentant . nul d'entre nous ne se trompe; tout ce que nous pensons, tout ce qui nous apparaît est la vérité ; et cela est si vrai qu'aucune opinion ne peut être réfutée : chacun des interlocuteurs dit une chose, et comment pourraient ils se contredire quand ils parlent de choses différentes dont chacune est vraie pour chacun ? Ainsi toutes le= opinions, toutes les imaginations sont vraies et il n'y a de vérité que par relation à quelque chose . Mais de celte relation même, il est clair, et c'est là ce que tous les anciens n'ont pas assez compris, il est clair que le système de Protagore ne p>se qu'un terme, à savoir l'homme représenté par une sensation variable et par une pensée qui n'est pas distinguée de la sensation. L'existence du terme opposé delà relation n'est pas certaine, puisque rien n'apparaît constant ni hors de nous, ni en nous où tout varie. Il n'y a que des sensations, ou, comme aurait dit Démocrite, que des imagc-s. Nous croyons donc qu'on a attribué à tort à Protagore le dogme d'une matière fluente propre à contenir et à dérouler les objets de nos sens, objets et matière qui eussent eu une existence distincte des sensations elles-mêmes , et que par conséquent il aurait fallu définir par quelque nature constante et existant en sol. Mais c'est là précisément ce que Protagore voulait éviter, et ce dont on ne trouve aucune trace dans les expositions formelles de sa doctrine. Ce qui fluait c'était, suivant lui, la connaissance bien plutôt que la matière, et ce dernier mot lui devenait inutile dès qu'il n'admettait, de réel et de vrai, que l'apparence sensible et actuelle. Aussi voyons-nous que Platon n'emploie ni le mot sujet ni le mot matière en exposant cette doctrine et en la réfutant. Il nous dit au contraire que rien n'est, et que tout se fait; que rien n'est un, ni tel, ni affecté d'une certaine qualité; mais que, du mouvement et du mélange de tout, se fait, par relation, ce que nous appelons improprement l'être
sanger laurent
28 octobre 2010 à 1:51
Pour Platon; ce qui importe est l'Idée, le monde des essences fixes et éternelles, alors que pour Protagoras, l'Idée, l'Essence de toute chose; c'est l'homme qui les produit, par fiction; c'est pourquoi, pour Protagoras,
l'homme étant réduit à fictionner; c'est lui la mesure, et non une distance supposée entre un réel posé comme tel et l'esprit humain qui s'en forge des représentations. Cela ne veut bien sûr pas dire que toutes les fictions, toutes les représentations humaines se valent…mais là encore c'est l'homme qui créé des valeurs.C'est même pour cela que la science , malgré ses réussites, baigne elle aussi dans l'illusion, sans quoi il n'y aurait plus rien à modéliser. De plus la science comme lieu du savoir est liée au pouvoir qui a toujours intérêt à dissimuler qu'il ignore.La science, en ce sens, est donc une idéologie.
sanger Laurent
28 octobre 2010 à 2:22
suite de mon commentaire:
Pour être plus facilement perçu; il convient de dire que notre monde est suicidaire, puisque; plus la science se dote de moyens puissants de transformer son monde perçu; plus elle dissimule l'immensité des effets
incontrôlés , qu'elle accumule. Nous sommes donc en pleine idéologie,
puisque la science rend de plus en plus improbable que l'espèce puisse vivre dans son milieu. Le reproche que je fais à la science est qu'elle fait passer pour une connaissance; ce qui n'est qu'une limitation de notre ignorance. Si la science était présentée comme une approche qui limite notre ignorance seulement, qui augmente notre puissance d'agir; les peuples se mêleraient bien plus qu'ils ne font, de ce qui s'y fait par prudence et par méfiance vis à vis de ceux qui choisissent de chercher dans telle direction plutôt que telle autre, et de même vis à vis des applications. Je suppose qu'arrivés à ce point, il est devenu clair que la discipline qui prétend nous faire accéder au réel, occupe une fonction politique, et revêt une dimension idéologique.
!
Sanger Laurent
28 octobre 2010 à 2:24
S Platon, il est vrai, ne croyait pas en la démocratie….la philosophie était même conçue pour mettre fin au bavardage. Après l'élection de Hitler, en Europe, qui plus est; qui peut encore croire que l'idée de peuple et la démocratie suffisent à nous protéger même du pire ???!!! Nous voyons bien que nous baignons dans l'illusion non ?….
dicocitations
28 octobre 2010 à 5:58
« L’homme est la mesure de toutes choses, de celles qui existent et de leur nature ; de celles qui ne sont pas et de l’explication de leur non-existence »
selon Protagoras dans La Vérité ou Discours destructifs ( V ème siecle avant JC)
dicocitations
28 octobre 2010 à 5:58
« Eh bien, sais-tu, Théodore, ce qui m’étonne de ton camarade Protagoras ?
THÉODORE
Qu’est-ce ?
SOCRATE
En général, j’aime fort sa doctrine, que ce qui paraît à chacun existe pour lui ; mais le début de son discours m’a surpris. Je ne vois pas pourquoi, au commencement de la Vérité, il n’a pas dit que la mesure de toutes choses, c’est le porc, ou le cynocéphale ou quelque bête encore plus étrange parmi celles qui sont capables de sensation. C’eût été un début magnifique et d’une désinvolture hautaine ; car il eût ainsi montré que, tandis que nous l’admirions comme un dieu pour sa sagesse, il ne valait pas mieux pour l’intelligence, je ne dirai pas que tout autre homme, mais qu’un têtard de grenouille. Autrement que dire, Théodore ? Si, en effet, l’opinion que chacun se forme par la sensation est pour lui la vérité, si l’impression d’un homme n’a pas de meilleur juge que lui-même, et si personne n’a plus d’autorité que lui pour examiner si son opinion est exacte ou fausse ; si, au contraire, comme nous l’avons dit souvent, chacun se forme à lui seul ses opinions et si ces opinions sont toujours justes et vraies, en quoi donc, mon ami, Protagoras était-il savant au point qu’on le croyait à juste titre digne d’enseigner les autres et de toucher de gros salaires, et pourquoi nous-mêmes étions-nous plus ignorants, et obligés de fréquenter son école, si chacun est pour soi-même la mesure de sa propre sagesse ? Pouvons-nous ne pas déclarer qu’en disant ce qu’il disait, Protagoras ne parlait pas pour la galerie ? Quant à ce qui me concerne et à mon art d’accoucheur, et je puis dire aussi à la pratique de la dialectique en général, je ne parle pas du ridicule qui les atteint. Car examiner et entreprendre de réfuter mutuellement nos idées et nos opinions, qui sont justes pour chacun, n’est-ce pas s’engager dans un bavardage sans fin et s’égosiller pour rien, si la Vérité de Protagoras est vraie, et s’il ne plaisantait pas quand il prononçait ses oracles du sanctuaire de son livre ? »
Idem dans l’Euthydème (287 a) concernant Protagoras et les sophistes : « Si nous ne nous trompons point, ni dans nos actions, ni dans nos paroles, ni dans nos pensées, s’il en est bien ainsi, au nom de Zeus, qu’est-ce que vous êtes venus enseigner ? »