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Passant, va dire à Sparte que nous sommes couchés ici dociles à ses ordres.
* Thalès (625? – 547 av. J.-C.?)
Petit est ce tombeau, mais au ciel va sa gloire.
Regarde, c'est celui de Thalès, grand esprit.
* Scipion l'Africain (235 av. J.-C. – 183 av. J.-C. )
Ingrate patrie, tu n’auras pas mes os.
* François Rabelais (1493? – Avril 1553) :
Pluton ! Rabelais reçoi,
Afin que toi, qui es le roi
De ceux qui ne rient jamais,
Tu aies un rieur désormais.
* Richelieu (9 septembre 1585 – 4 décembre 1642) :
Cy-gist, oui, gist, par la mort-bleu !
Le cardinal de Richelieu ;
Et ce qui cause mon ennui,
Ma pension avec lui.
Ci-gît un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien
Le bien qu'il fit, il le fit mal
Le mal qu'il fit, il le fit bien.
(par Isaac de Benserade, Gentilhomme normand, académicien 1612-1691)
* Josias Rantzau (18 octobre 1609 – 14 septembre 1650)
Du corps du grand Rantzau, tu n'es qu'une des parts,
L'autre moitié reste dans les places de Mars
Il dispersa partout ses membres et sa gloire,
Tout abattu qu'il fut, il demeura vainqueur
Son sang fut en cent lieux le prix de la victoire
Et Mars ne lui laissa rien d'entier que le cœur.
* Paul Scarron (1610 – 1660)
Celui qui cy maintenant dort
Fit plus de pitié que d'envie,
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.
Passant, ne fais ici de bruit
Garde bien que tu ne l'éveille :
Car voici la première nuit
Que le pauvre Scarron sommeille.
* Jean de la Fontaine (1621 – 1695)
Jean s'en alla comme il était venu,
Mangeant son fonds après son revenu,
Croyant le bien chose peu nécessaire.
Quant à son temps bien sut le dispenser,
Deux part [il] en fit, dont il soulait passer,
L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.
Ci-gît Piron, qui ne fut rien,
Pas même académicien.
* Benjamin Franklin (17 janvier 1706 – 17 avril 1790) écrivit sa propre épitaphe à l'âge de 22 ans, mais celle-ci ne fut pas inscrite sur sa tombe.
Le corps de
B. Franklin, imprimeur,
(Tel la couverture d'un vieux livre,
dépouillé de ses feuilles,
de son titre et de sa dorure)
Repose ici, pâture pour les vers.
Mais l'ouvrage ne sera pas perdu
et reparaîtra, c'est la foi de Franklin,
dans une nouvelle édition, plus élégante,
revue et corrigée
par l'auteur.
* Robespierre (6 mai 1758 – 28 juillet 1794) :
Passant, ne pleure pas ma mort
Si je vivais tu serais mort….
* John Keats (31 octobre 1795 – 23 février 1821)
Here lies one whose name was writ in water.
("Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau.")
* Alfred de Musset (11 décembre 1810 – 2 mai 1857) :
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré;
La pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai.
* Amanz Gressly (17 juillet 1814 – 13 avril 1865) (traduit du latin)
Ci-gît Gressly, qui mourut d'un étrange amour pour les pierres;
qu'il ramenait à la maison, ne calmant pas sa faim.
Posons cette pierre. De pierre entièrement couvert, par Dieu!,
Reposant entre des roches, il a assez de pierres..
* Pierre Savorgnan de Brazza (26 janvier 1852 – 14 septembre 1905) :
Une mémoire pure de sang humain.
* Général Boulanger (29 avril 1837 – 30 septembre 1891), par Georges Clemenceau :
Il est mort comme il a vécu : en sous-lieutenant.
* Alphonse Allais (1850 – 1905)
Ci-git Allais – sans retour.
* Anatole Le Braz (2 avril 1859- 20 mars 1926)
Je suis un fils des monts, adopté par la mer.
* Yvan Goll (29 mars 1891 – 27 février 1950)
Je n'aurais pas duré plus que l'écume
Aux lèvres de la vague sur le sable
Né sous aucune étoile un soir sans lune
Mon nom ne fut qu'un sanglot périssable
Maudit soit le destin, qui à nous t'a ravi,
Si ton cœur s'est éteint, dans le nôtre tu vis.
* Par J. du Lorens, France
Ci-gît ma femme : ho! qu'elle est bien!
Pour son repos et pour le mien.
* Sur une tombe, au XVIIe siècle, France
Jean sous cette pierre close
Repose (si on peut bien
Sans faillir dire : "Il repose"
D'un qui ne fit jamais rien).
* D. de La Monnoye sur la tombe de l'abbé de La Rivière, qui avait promis par testament, cents écus à celui qui ferait son épitaphe, France
Ci-gît un très grand personnage,
Qui fut d'un illustre lignage,
Qui posséda mille vertus,
Qui ne trompa jamais, qui fut toujours fort sage…
Je n'en dirai pas d'avantage,
C'est trop mentir pour cent écus.
* Anonyme
Un jour vous vous rendrez compte que j'avais raison!!
* Anonyme Omar B.
Live together, die alone. (Vivre ensemble, mourir seul)
* Anonyme
"J'étais ce que vous êtes, vous serez ce que je suis"
daphné
9 février 2010 à 2:27
Vu ! Elle se trouve sur une tombe à Lacanau!!!
dicocitations
10 février 2010 à 11:28
Épitaphes célèbres
* Léonidas et ses 300 Spartiates (480 av. J.-C.)
Passant, va dire à Sparte que nous sommes couchés ici dociles à ses ordres.
* Thalès (625? – 547 av. J.-C.?)
Petit est ce tombeau, mais au ciel va sa gloire.
Regarde, c'est celui de Thalès, grand esprit.
* Scipion l'Africain (235 av. J.-C. – 183 av. J.-C. )
Ingrate patrie, tu n’auras pas mes os.
* François Rabelais (1493? – Avril 1553) :
Pluton ! Rabelais reçoi,
Afin que toi, qui es le roi
De ceux qui ne rient jamais,
Tu aies un rieur désormais.
* Richelieu (9 septembre 1585 – 4 décembre 1642) :
Cy-gist, oui, gist, par la mort-bleu !
Le cardinal de Richelieu ;
Et ce qui cause mon ennui,
Ma pension avec lui.
Ci-gît un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien
Le bien qu'il fit, il le fit mal
Le mal qu'il fit, il le fit bien.
(par Isaac de Benserade, Gentilhomme normand, académicien 1612-1691)
* Josias Rantzau (18 octobre 1609 – 14 septembre 1650)
Du corps du grand Rantzau, tu n'es qu'une des parts,
L'autre moitié reste dans les places de Mars
Il dispersa partout ses membres et sa gloire,
Tout abattu qu'il fut, il demeura vainqueur
Son sang fut en cent lieux le prix de la victoire
Et Mars ne lui laissa rien d'entier que le cœur.
* Paul Scarron (1610 – 1660)
Celui qui cy maintenant dort
Fit plus de pitié que d'envie,
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.
Passant, ne fais ici de bruit
Garde bien que tu ne l'éveille :
Car voici la première nuit
Que le pauvre Scarron sommeille.
* Jean de la Fontaine (1621 – 1695)
Jean s'en alla comme il était venu,
Mangeant son fonds après son revenu,
Croyant le bien chose peu nécessaire.
Quant à son temps bien sut le dispenser,
Deux part [il] en fit, dont il soulait passer,
L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.
dicocitations
10 février 2010 à 11:29
Épitaphes célèbres
* Alexis Piron (1689-1773) par lui-même
Ci-gît Piron, qui ne fut rien,
Pas même académicien.
* Benjamin Franklin (17 janvier 1706 – 17 avril 1790) écrivit sa propre épitaphe à l'âge de 22 ans, mais celle-ci ne fut pas inscrite sur sa tombe.
Le corps de
B. Franklin, imprimeur,
(Tel la couverture d'un vieux livre,
dépouillé de ses feuilles,
de son titre et de sa dorure)
Repose ici, pâture pour les vers.
Mais l'ouvrage ne sera pas perdu
et reparaîtra, c'est la foi de Franklin,
dans une nouvelle édition, plus élégante,
revue et corrigée
par l'auteur.
* Robespierre (6 mai 1758 – 28 juillet 1794) :
Passant, ne pleure pas ma mort
Si je vivais tu serais mort….
* John Keats (31 octobre 1795 – 23 février 1821)
Here lies one whose name was writ in water.
("Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau.")
* Alfred de Musset (11 décembre 1810 – 2 mai 1857) :
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré;
La pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai.
* Amanz Gressly (17 juillet 1814 – 13 avril 1865) (traduit du latin)
Ci-gît Gressly, qui mourut d'un étrange amour pour les pierres;
qu'il ramenait à la maison, ne calmant pas sa faim.
Posons cette pierre. De pierre entièrement couvert, par Dieu!,
Reposant entre des roches, il a assez de pierres..
* Pierre Savorgnan de Brazza (26 janvier 1852 – 14 septembre 1905) :
Une mémoire pure de sang humain.
* Général Boulanger (29 avril 1837 – 30 septembre 1891), par Georges Clemenceau :
Il est mort comme il a vécu : en sous-lieutenant.
* Alphonse Allais (1850 – 1905)
Ci-git Allais – sans retour.
* Anatole Le Braz (2 avril 1859- 20 mars 1926)
Je suis un fils des monts, adopté par la mer.
* Yvan Goll (29 mars 1891 – 27 février 1950)
Je n'aurais pas duré plus que l'écume
Aux lèvres de la vague sur le sable
Né sous aucune étoile un soir sans lune
Mon nom ne fut qu'un sanglot périssable
dicocitations
10 février 2010 à 11:29
Épitaphes célèbres
* En 1955, Marilyn Monroe (1er juin 1926 – 5 août 1962) suggéra elle-même que son épitaphe soit la suivante :
Ici repose Marilyn Monroe, 97 – 62 – 92 (ne figure pas sur sa plaque)
* Francis Blanche (21 juillet 1921 – 6 juillet 1974), par lui-même :
Laissez-moi dormir ! J'étais fait pour ça !
* Groucho Marx (1890-1977)
Je vous l'avais bien dit que j'étais malade ! (ne figure pas sur sa plaque)
dicocitations
10 février 2010 à 11:30
Épitaphes d'anonymes
* Nouveau cimetière de Villeurbanne, France
Maudit soit le destin, qui à nous t'a ravi,
Si ton cœur s'est éteint, dans le nôtre tu vis.
* Par J. du Lorens, France
Ci-gît ma femme : ho! qu'elle est bien!
Pour son repos et pour le mien.
* Sur une tombe, au XVIIe siècle, France
Jean sous cette pierre close
Repose (si on peut bien
Sans faillir dire : "Il repose"
D'un qui ne fit jamais rien).
* D. de La Monnoye sur la tombe de l'abbé de La Rivière, qui avait promis par testament, cents écus à celui qui ferait son épitaphe, France
Ci-gît un très grand personnage,
Qui fut d'un illustre lignage,
Qui posséda mille vertus,
Qui ne trompa jamais, qui fut toujours fort sage…
Je n'en dirai pas d'avantage,
C'est trop mentir pour cent écus.
* Anonyme
Un jour vous vous rendrez compte que j'avais raison!!
* Anonyme Omar B.
Live together, die alone. (Vivre ensemble, mourir seul)
* Anonyme
"J'étais ce que vous êtes, vous serez ce que je suis"