Je tiens ce monde pour ce qu’il est … : un théâtre où chacun doit jouer son rôle …
Le Marchand de Venise
Citations de William Shakespeare
William Shakespeare
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
dicocitations
12 avril 2009 à 11:33
Le Marchand de Venise au format Pdf (Google Book)
dicocitations
13 avril 2009 à 12:21
Comme il vous plaira – Comédie – William Shakespeare – 1598
Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs; ils ont leurs entrées et leurs sorties.
Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles; et les actes de la pièce sont les sept âges. Dans le premier, c'est l'enfant, vagissant, bavant dans les bras de sa nourrice. Ensuite l'écolier, toujours en pleurs, avec son frais visage du matin et son petit sac, rampe, comme le limaçon, à contre-cœur jusqu'à l'école. Puis vient l'amoureux, qui soupire comme une fournaise et chante une ballade plaintive qu'il a adressée au sourcil de sa maîtresse. Puis le soldat, prodigue de jurements étranges et barbu comme le léopard, jaloux sur le point d'honneur, emporté, toujours prêt à se quereller, cherchant la renommée, cette bulle de savon, jusque dans la bouche du canon. Après lui, c'est le juge au ventre arrondi, garni d'un bon chapon, l'œil sévère, la barbe taillée d'une forme grave; il abonde en vieilles sentences, en maximes vulgaires; et c'est ainsi qu'il joue son rôle. Le sixième âge offre un maigre Pantalon en pantoufles, avec des lunettes sur le nez et une poche de côté: les bas bien conservés de sa jeunesse se trouvent maintenant beaucoup trop vastes pour sa jambe ratatinée; sa voix, jadis forte et mâle, revient au fausset de l'enfance, et ne fait plus que siffler d'un ton aigre et grêle. Enfin le septième et dernier âge vient unir cette histoire pleine d'étranges événements; c'est la seconde enfance, état d'oubli profond où l'homme se trouve sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien.
dicocitations
12 avril 2009 à 11:23
« Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? Un Juif n'a-t-il pas des mains, des organes,
des dimensions, des sens, de l'affection, de la passion ; nourri avec
la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé
aux mêmes maladies, soigné de la même façon,
dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été
que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ?
Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez,
ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ? »
— William Shakespeare, Le Marchand de Venise, Acte III, scène 1[18
dicocitations
13 avril 2009 à 12:31
Une petite différence dans la version du Marchand de Venise (Je prends en place de je tiens)
GRATIANO : Vous n'avez pas bonne mine, seigneur Antonio. Tenez, les intérêts du monde vous donnent trop de soucis. C'est payer la fortune trop cher, que de l'acheter au prix de tant de soins. Croyez-moi, vous êtes bien changé.
ANTONIO.- Je prends le monde pour ce qu'il est, Gratiano : un théâtre où chacun doit jouer son rôle ; le mien est d'être triste.
GRATIANO.-Le mien sera donc celui du fou.