Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
Méditations (1641)
Citations de René Descartes
René Descartes
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Envoyer à un amiJe lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:14
Un jour, pendant les vacances d'été de 1917, j'étais étendu sous le ciel bleu au flanc d'une colline de Buda. Mes yeux étaient remplis par l'azur, continu, infini, transparent, omniprésent, qui s'étendait au-dessus de moi, et j'éprouvais une exaltation mystique, un de ces élans d'illumination spontanée qui sont si fréquents dans l'enfance et deviennent de plus en plus rares avec les années. Au milieu de cette extase, le paradoxe de l'infinité spatiale pénétra soudain dans ma cervelle comme l'aiguillon d'une guêpe. On pourrait lancer une superflèche dans l'azur avec une superforce qui la porterait au-delà de la force de gravité terrestre, au-delà de la lune, au-delà de l'attraction du soleil, des autres galaxies, des voies lactées, voies de miel, voies acides, et alors? Elle continuerait son chemin au-delà des nébuleuses en spirale, d'autres galaxies et d'autres nébuleuses, et il n'y aurait rien pour l'arrêter, pas de limite, pas de fin, ni dans l'espace, ni dans le temps. Le pire, c'est que tout cela n'était pas une fantaisie de l'imagination, mais la vérité même.
[...]
Le droit de savoir est flagrant et inaliénable, sinon pourquoi serait-on ici avec des yeux qui voient et un esprit qui pense?
L'idée que l'infini demeurera une énigme sans réponse était intolérable.
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:18
[ Arthur Koestler ] Le zéro et l’infini.
Tout est enseveli, les hommes, leurs sagesse, leurs espérances. Vous avez tué le "nous". Vous l’avez détruit".
"Pour nous, la question de la bonne foi subjective est dépourvue d’intérêt […] seul compte savoir qui a objectivement raison"
"Il n’y a que deux conceptions de la morale humaine […] l’une proclame que les règles de l’arithmétique ne doivent pas s’appliquer aux unités humaines – qui, dans notre équation représentent soit le zéro soit l’infini. L’autre conception part du principe fondamental qu’une fin collective justifie tous les moyens, et non seulement permet, mais exige que l’individu soit en toute façon subordonné et sacrifié à la communauté"
"L’honneur c’est se rendre utile sans vanité"
"La vérité c’est ce qui est utile à l’humanité ; le mensonge, ce qui lui est nuisible".
Cochonfucius
30 mai 2009 Ã 1:27
Arthur Koestler dira: entre le zéro et l'infini.
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:27
René Descartes. Quatrième Méditation :
Et il ne resterait aucun doute touchant cela, si l'on n'en pouvait, ce semble, tirer cette conséquence, qu'ainsi donc je ne me puis jamais tromper ; car si tout ce qui est en moi vient de Dieu, et s'il n'a mis en moi aucune faculté de faillir, il semble que je ne me doive jamais abuser. Aussi est-il vrai que lorsque je me regarde seulement comme venant de Dieu , et que je me tourne tout entier vers lui, je ne découvre en moi aucune cause d'erreur ou de fausseté; mais aussitôt après, revenant à moi, l'expérience me fait connaître que je suis néanmoins sujet à une infinité d'erreurs, desquelles venant à rechercher la cause, je remarque qu'il ne se présente pas seulement à ma pensée une réelle et positive idée de Dieu, ou bien d'un être souverainement parfait, mais aussi, pour ainsi parler, une certaine idée négative du néant, c'est-à-dire de ce qui est infiniment éloigné de toute sorte de perfection, et que je suis comme un milieu entre Dieu et le néant, c'est-à-dire placé de telle sorte entre le souverain être et le non-être, qu'il ne se rencontre de vrai rien en moi qui me puisse conduire dans l'erreur en tant qu'un souverain être m'a produit ; mais que si je me considère comme participant en quelque façon du néant ou du non- être, c'est-à-dire en tant que je ne suis pas moi-même le souverain être et qu'il me manque plusieurs choses, je me trouve exposé à une infinité de manquements, de façon que je ne me dois pas étonner si je me trompe.
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:05
Quelques citations sur le néant.
* Que signifie la liberté, sinon le néant, quand elle n'est plus relative à autrui ? – Fatou Diome – Extrait de : Le ventre de l'Atlantique.
* Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout. – Blaise Pascal – Extrait des : Pensées sur la religion.
* Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. – Blaise Pascal – Extrait des : Pensées, Section II, paragraphe 72.
* L'être ou le néant, voilà le problème. – Raymond Queneau – Extrait de : Zazie dans le métro.
* Il faut regarder le néant en face pour savoir en triompher – Louis Aragon – Extrait de : Les poètes.
* Une religion parle d'immortalité, mais entend par là quelque chose qui n'exclut pas le néant – Marcel Proust – Extrait de Sodome et Gomorrhe.
* Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ? – Arthur Schopenhauer –
* Le drame de l'homme se joue moins dans la certitude de son néant que dans son entêtement à ne point s'y résigner. – Roland Jaccard – Extrait de : La tentation nihiliste.
* Le néant n'a point de centre et ses limites sont le néant. – Léonard de Vinci – Extrait des : Carnets.
* L'assiette pleine cache une assiette vide, comme l'être cache le néant. – Raymond Queneau – Extrait de : Le chiendent.
* On a toujours quelqu'un au-dessus de soi : par-delà Dieu même s'élève le Néant. – Émil Michel Cioran
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:10
Arthur Koestler, – Kösztler Artúr – né le 5 septembre 1905 à Budapest, mort le 3 mars 1983 à Londres, était un romancier, journaliste et essayiste hongrois.
Romans :
1941 – Le zéro et l'infini (Darkness at noon)
Il est sans doute victime, à l'instar d'Orwell et de son "1984", de l'immense succès d'un de ses premiers livres, "Le zéro et l'infini", qui a porté de l'ombre au reste de l'oeuvre.
dicocitations
30 mai 2009 Ã 1:11
Extrait de La flèche dans l'azur
Arhur Koestler, in La corde raide, 1952
Il était bien rassurant de savoir, à quatorze ans, que les énigmes de l'univers avaient toutes été résolues. Il demeurait toutefois un doute dans mon esprit, car l'on avait négligé d'inclure dans la liste le paradoxe de l'infini et de l'éternité.
Cochonfucius
19 janvier 2012 Ã 2:24
On peut imaginer aussi une courbure de l'espace, et dans ce cas, la superflèche revient à son envoyeur.