<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : J&#8217;écris pour ne pas m&#8217;ennuyer. Casanova Giacomo Giovanni Girolamo</title>
	<atom:link href="http://www.dico-citations.com/j-cris-pour-ne-pas-m-ennuyer-casanova-giacomo-giovanni-girolamo/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.dico-citations.com/j-cris-pour-ne-pas-m-ennuyer-casanova-giacomo-giovanni-girolamo/</link>
	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Feb 2012 17:17:50 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
	<item>
		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-citations.com/j-cris-pour-ne-pas-m-ennuyer-casanova-giacomo-giovanni-girolamo/comment-page-1/#comment-3471</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 23:37:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.dico-citations.com/j-cris-pour-ne-pas-m-ennuyer-casanova-giacomo-giovanni-girolamo#comment-3471</guid>
		<description>C&#8217;&#233;tait [&#224; Anc&#244;ne] que j&#8217;avais commenc&#233; &#224; jouir grandement de la vie, et je m&#8217;&#233;tonnais qu&#8217;il y avait de cela presque trente ans, temps immense, et que malgr&#233; cela je me trouvais encore plus jeune que vieux. [&#8230;] [T]ant je trouvais que j&#8217;&#233;tais parfaitement heureux alors, tant je devais convenir d&#8217;&#234;tre devenu malheureux, car toute la belle perspective d&#8217;un plus heureux avenir ne se pr&#233;sentait plus &#224; mon imagination. Je connaissais malgr&#233; moi, et je me sentais forc&#233; &#224; me l&#8217;avouer, que j&#8217;avais perdu tout mon temps, ce qui voulait dire que j&#8217;avais perdu ma vie ; les vingt ans que j&#8217;avais encore devant moi, et sur lesquels il me semblait de pouvoir compter, me paraissaient tristes. Ayant quarante-sept ans je savais que j&#8217;&#233;tais dans l&#8217;&#226;ge m&#233;pris&#233; par la fortune, et c&#8217;&#233;tait tout dire pour m&#8217;attrister, puisque sans la faveur de l&#8217;aveugle d&#233;esse, personne au monde ne peut &#234;tre heureux. [&#8230;] Si telles &#233;taient mes r&#233;flexions il y a vingt-six ans, on peut se figurer quelles doivent &#234;tre celles qui m&#8217;obs&#232;dent aujourd&#8217;hui quand je me trouve seul. Elles me tueraient si je ne m&#8217;ing&#233;niais &#224; tuer le temps cruel qui les enfante dans mon &#226;me, heureusement ou malheureusement encore jeune. J&#8217;&#233;cris pour ne pas m&#8217;ennuyer, et je me r&#233;jouis, et je me f&#233;licite de ce que je m&#8217;en complais ; si je d&#233;raisonne, je ne m&#8217;en soucie pas, il me suffit d&#8217;&#234;tre convaincu que je m&#8217;amuse : [ &#8220;J&#8217;aimerais mieux passer pour un &#233;crivain insens&#233; et sans art / Tant que mes d&#233;fauts me plaisent ou m&#8217;&#233;chappent / Que d&#8217;&#234;tre sage et de me chagriner.&#8221; (Horace, &#201;p&#238;tres) ] 
 
    * Ayant quarante-sept ans &#8230; il y a vingt-six ans : Casanova a donc environ 73 ans (1798) quand il remanie cette page, et se trouve ainsi dans les derniers mois avant sa mort, apr&#232;s avoir pour l&#8217;essentiel pass&#233; les treize derni&#232;res ann&#233;es de sa vie enterr&#233; &#224; Dux &#224; s&#8217;occuper de ses textes puis de ses M&#233;moires &#171; treize heures par jour, qui me passent comme treize minutes. &#187; (lettre de Casanova &#224; Opiz/Opitz, 10 janvier 1791, cf. t. III, p. 923, n. 1, et t. I, p. XVI, n. 6). Sur l&#8217;adversit&#233; de l&#8217;&#226;ge : cf. citation du t. I, vol. 1, chap. VI, p. 116&#8593;. 
 
    * 
      Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, &#233;d. Robert Laffont, 1993, t. III, vol. 12, chap. VIII, p. 987-988 </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;&eacute;tait [&agrave; Anc&ocirc;ne] que j&rsquo;avais commenc&eacute; &agrave; jouir grandement de la vie, et je m&rsquo;&eacute;tonnais qu&rsquo;il y avait de cela presque trente ans, temps immense, et que malgr&eacute; cela je me trouvais encore plus jeune que vieux. [&hellip;] [T]ant je trouvais que j&rsquo;&eacute;tais parfaitement heureux alors, tant je devais convenir d&rsquo;&ecirc;tre devenu malheureux, car toute la belle perspective d&rsquo;un plus heureux avenir ne se pr&eacute;sentait plus &agrave; mon imagination. Je connaissais malgr&eacute; moi, et je me sentais forc&eacute; &agrave; me l&rsquo;avouer, que j&rsquo;avais perdu tout mon temps, ce qui voulait dire que j&rsquo;avais perdu ma vie ; les vingt ans que j&rsquo;avais encore devant moi, et sur lesquels il me semblait de pouvoir compter, me paraissaient tristes. Ayant quarante-sept ans je savais que j&rsquo;&eacute;tais dans l&rsquo;&acirc;ge m&eacute;pris&eacute; par la fortune, et c&rsquo;&eacute;tait tout dire pour m&rsquo;attrister, puisque sans la faveur de l&rsquo;aveugle d&eacute;esse, personne au monde ne peut &ecirc;tre heureux. [&hellip;] Si telles &eacute;taient mes r&eacute;flexions il y a vingt-six ans, on peut se figurer quelles doivent &ecirc;tre celles qui m&rsquo;obs&egrave;dent aujourd&rsquo;hui quand je me trouve seul. Elles me tueraient si je ne m&rsquo;ing&eacute;niais &agrave; tuer le temps cruel qui les enfante dans mon &acirc;me, heureusement ou malheureusement encore jeune. J&rsquo;&eacute;cris pour ne pas m&rsquo;ennuyer, et je me r&eacute;jouis, et je me f&eacute;licite de ce que je m&rsquo;en complais ; si je d&eacute;raisonne, je ne m&rsquo;en soucie pas, il me suffit d&rsquo;&ecirc;tre convaincu que je m&rsquo;amuse : [ &ldquo;J&rsquo;aimerais mieux passer pour un &eacute;crivain insens&eacute; et sans art / Tant que mes d&eacute;fauts me plaisent ou m&rsquo;&eacute;chappent / Que d&rsquo;&ecirc;tre sage et de me chagriner.&rdquo; (Horace, &Eacute;p&icirc;tres) ] </p>
<p>    * Ayant quarante-sept ans &hellip; il y a vingt-six ans : Casanova a donc environ 73 ans (1798) quand il remanie cette page, et se trouve ainsi dans les derniers mois avant sa mort, apr&egrave;s avoir pour l&rsquo;essentiel pass&eacute; les treize derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie enterr&eacute; &agrave; Dux &agrave; s&rsquo;occuper de ses textes puis de ses M&eacute;moires &laquo; treize heures par jour, qui me passent comme treize minutes. &raquo; (lettre de Casanova &agrave; Opiz/Opitz, 10 janvier 1791, cf. t. III, p. 923, n. 1, et t. I, p. XVI, n. 6). Sur l&rsquo;adversit&eacute; de l&rsquo;&acirc;ge : cf. citation du t. I, vol. 1, chap. VI, p. 116&uarr;. </p>
<p>    *<br />
      Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, &eacute;d. Robert Laffont, 1993, t. III, vol. 12, chap. VIII, p. 987-988</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

