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	<title>Commentaires sur : J&#8217;ai réinventé le passé pour voir la beauté de l&#8217;avenir. Aragon Louis</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 16:07:34 +0000</pubDate>
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		<description>* Cantique &#224; Elsa de Louis Aragon 
 
&#171; Je te touche et je vois ton corps et tu respires 
Ce ne sont plus les jours du vivre s&#233;par&#233;s 
C&#8217;est toi tu vas-tu viens et je suis ton empire 
Pour le meilleur et le pire 
Et jamais tu ne fus si lointaine &#224; mon gr&#233; 
 
Ensemble nous trouvons au pays des merveilles 
Le plaisir s&#233;rieux couleur de l&#8217;absolu 
Mais lorsque je reviens &#224; nous que je m&#8217;&#233;veille 
Si je soupire &#224; ton oreille 
Comme des mots d&#8217;adieu tu ne les entends plus 
Elle dort Longuement je l&#8217;&#233;coute se taire 
C&#8217;est elle dans mes bras pr&#233;sente et cependant 
Plus absente d&#8217;y &#234;tre et moi plus solitaire 
D&#8217;&#234;tre plus pr&#232;s de son myst&#232;re 
Comme un joueur qui lit aux d&#233;s le point perdant 
 
Le jour qui semblera l&#8217;arracher &#224; l&#8217;absence 
Me la rend plus touchante et plus belle que lui 
De l&#8217;ombre elle a gard&#233; les parfums et l&#8217;essence 
Elle est comme un songe des sens 
Le jour qui la ram&#232;ne est encore une nuit 
Buissons quotidiens &#224; quoi nous nous griff&#226;mes 
La vie aura pass&#233; comme un air ent&#234;tant 
Jamais rassasi&#233; de ces yeux qui m&#8217;affament 
Mon ciel mon d&#233;sespoir ma femme 
Treize ans j&#8217;aurai guett&#233; ton silence chantant 
 
Comme le coquillage enregistre la mer 
Grisant mon c&#339;ur treize ans treize hivers treize &#233;t&#233;s 
J&#8217;aurai trembl&#233; treize ans sur le seuil des chim&#232;res 
Treize ans d&#8217;une peur douce am&#232;re 
Et treize ans conjur&#233; des p&#233;rils invent&#233;s 
&#212; mon enfant le temps n&#8217;est pas &#224; notre taille 
Que mille et une nuits sont peu pour des amants 
Treize ans c&#8217;est comme un jour et c&#8217;est un feu de paille 
Qui br&#251;le &#224; nos pieds maille &#224; maille 
Le magique tapis de notre isolement &#187; </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>* Cantique &agrave; Elsa de Louis Aragon </p>
<p>&laquo; Je te touche et je vois ton corps et tu respires<br />
Ce ne sont plus les jours du vivre s&eacute;par&eacute;s<br />
C&rsquo;est toi tu vas-tu viens et je suis ton empire<br />
Pour le meilleur et le pire<br />
Et jamais tu ne fus si lointaine &agrave; mon gr&eacute; </p>
<p>Ensemble nous trouvons au pays des merveilles<br />
Le plaisir s&eacute;rieux couleur de l&rsquo;absolu<br />
Mais lorsque je reviens &agrave; nous que je m&rsquo;&eacute;veille<br />
Si je soupire &agrave; ton oreille<br />
Comme des mots d&rsquo;adieu tu ne les entends plus<br />
Elle dort Longuement je l&rsquo;&eacute;coute se taire<br />
C&rsquo;est elle dans mes bras pr&eacute;sente et cependant<br />
Plus absente d&rsquo;y &ecirc;tre et moi plus solitaire<br />
D&rsquo;&ecirc;tre plus pr&egrave;s de son myst&egrave;re<br />
Comme un joueur qui lit aux d&eacute;s le point perdant </p>
<p>Le jour qui semblera l&rsquo;arracher &agrave; l&rsquo;absence<br />
Me la rend plus touchante et plus belle que lui<br />
De l&rsquo;ombre elle a gard&eacute; les parfums et l&rsquo;essence<br />
Elle est comme un songe des sens<br />
Le jour qui la ram&egrave;ne est encore une nuit<br />
Buissons quotidiens &agrave; quoi nous nous griff&acirc;mes<br />
La vie aura pass&eacute; comme un air ent&ecirc;tant<br />
Jamais rassasi&eacute; de ces yeux qui m&rsquo;affament<br />
Mon ciel mon d&eacute;sespoir ma femme<br />
Treize ans j&rsquo;aurai guett&eacute; ton silence chantant </p>
<p>Comme le coquillage enregistre la mer<br />
Grisant mon c&oelig;ur treize ans treize hivers treize &eacute;t&eacute;s<br />
J&rsquo;aurai trembl&eacute; treize ans sur le seuil des chim&egrave;res<br />
Treize ans d&rsquo;une peur douce am&egrave;re<br />
Et treize ans conjur&eacute; des p&eacute;rils invent&eacute;s<br />
&Ocirc; mon enfant le temps n&rsquo;est pas &agrave; notre taille<br />
Que mille et une nuits sont peu pour des amants<br />
Treize ans c&rsquo;est comme un jour et c&rsquo;est un feu de paille<br />
Qui br&ucirc;le &agrave; nos pieds maille &agrave; maille<br />
Le magique tapis de notre isolement &raquo;</p>
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