27307Un commentairehttp%3A%2F%2Fwww.dico-citations.com%2Fil-n-y-a-rien-de-plus-beau-qu-un-beau-livre-joubert-joseph%2FIl+n%27y+a+rien+de+plus+beau+qu%27un+beau+livre.+Joubert+Joseph2009-03-11+13%3A45%3A49dicocitationshttp%3A%2F%2Fwww.dico-citations.com%2Fil-n-y-a-rien-de-plus-beau-qu-un-beau-livre-joubert-joseph à “Il n’y a rien de plus beau qu’un beau livre. Joubert Joseph”
Nous avons trop l’habitude et trop la facilité des abstractions ; notre esprit se paie de mots qui, comme une espèce de papier monnaie, ont une valeur convenue, mais n’ont aucune solidité. Voilà pourquoi il y a si peu d’or dans notre style et dans nos livres.
Toutes les choses qui sont aisées à bien dire ont été parfaitement dites ; le reste est notre affaire ou notre tâche : tâche pénible ! Pendant le siècle dernier, les écrivains médiocres s’exprimaient trop lentement ; le contraire arrive aujourd’hui. Les uns parlent trop bas ; d’autres trop vite ; quelques-uns semblent s’exprimer en termes trop menus. Notre style a plus de fermeté, mais il a moins de grâce : on s’exprime plus nettement et moins agréablement.
On articule trop distinctement, pour ainsi dire.
Presque tout le monde excelle aujourd’hui aux raffinements du style ; c’est un art devenu commun. L’exquis est partout, le satisfaisant nulle part. » je voudrais sentir du fumier », disait une femme d’esprit.
Le style frivole a depuis longtemps atteint parmi nous sa perfection.
En littérature, aujourd’hui, on fait bien la maçonnerie, mais on fait mal l’architecture.
Dico Proverbes
11 juillet 2010 à 7:33
Nous avons trop l’habitude et trop la facilité des abstractions ; notre esprit se paie de mots qui, comme une espèce de papier monnaie, ont une valeur convenue, mais n’ont aucune solidité. Voilà pourquoi il y a si peu d’or dans notre style et dans nos livres.
Toutes les choses qui sont aisées à bien dire ont été parfaitement dites ; le reste est notre affaire ou notre tâche : tâche pénible ! Pendant le siècle dernier, les écrivains médiocres s’exprimaient trop lentement ; le contraire arrive aujourd’hui. Les uns parlent trop bas ; d’autres trop vite ; quelques-uns semblent s’exprimer en termes trop menus. Notre style a plus de fermeté, mais il a moins de grâce : on s’exprime plus nettement et moins agréablement.
On articule trop distinctement, pour ainsi dire.
Presque tout le monde excelle aujourd’hui aux raffinements du style ; c’est un art devenu commun. L’exquis est partout, le satisfaisant nulle part. » je voudrais sentir du fumier », disait une femme d’esprit.
Le style frivole a depuis longtemps atteint parmi nous sa perfection.
En littérature, aujourd’hui, on fait bien la maçonnerie, mais on fait mal l’architecture.