Est-ce qu’on emporte la patrie à la semelle de ses souliers?
Par cette phrase, Danton condamnait l’attitude des émigrés.
Citations de Georges Jacques Danton
Georges Jacques Danton
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
yacine
21 mars 2011 à 1:37
Cette citation ne vient pas du tout de la situation décrite, Danton l'a dite fièrement à son propos .
dicocitations
21 mars 2011 à 7:40
Il condamne l'émigration, la fuite en effet et le dit en effet fièrement
EXIL. Comment exprimer mieux notre attachement si profond et si naturel pour les lieux qui nous ont vus naître que de citer ce vers de Voltaire : A tous les coeurs bien nés, que la patrie est chère!
Et comment faire mieux comprendre les peines de l'exil que de rappeler cet autre vers de De Bellay ?
Plus je vis l'étranger, plus j'aimai ma patrie. Il manifeste aussi avec éloquence l'amour du sol natal et la peine qu'on éprouve à l'abandonner, ce sauvage répondant à l'Européen qui l'engageait à se transporter ailleurs avec sa tribu : « Dirons-nous aux os de nos pères : Levez-vous et suivez-nous sur une terre étrangère? »
Danton disait, à son tour, à ceux qui lui conseillaient de chercher à sauver sa vie en fuyant à l'étranger : « Fuir! Est-ce qu'on emporte sa patrie à la semelle de ses souliers? »
Qui pourrait en effet remplacer dans notre cœur les lieux où nous avons appris à sentir, à aimer, à penser, la langue maternelle, les parents, les amis du jeune âge, l'aspect du ciel sous lequel nous avons vécu dès l'enfance, les prés et les bocages où nous aimions à porter nos pas, tout ce qui a servi à former nos liens les plus chers et les habitudes de notre vie? Comment se rappeler sans d'amers regrets tous ces noeuds, tous ces rapports intimes, par lesquels nous nous sentons indissolublement unis à la patrie ? Jamais l'homme que les passions n'ont point corrompu n'échangera volontiers le sol de la patrie contre un séjour étranger, celui-ci lui promit-il tous les biens extérieurs. La peine la plus cruelle que l'homme puisse imposer à l'homme, après la mort ou une captivité perpétuelle, c'est l'exil. Encore a-t-on vu d'illustres malheureux lui préférer la mort. Sans doute le respect pour la loi, même injuste ou injustement appliquée, professé par Socrate avec une si sublime éloquence, retenait ee sage dans sa prison. Mais on voit dans sa réponse à (Triton, que mourir à Athènes lui semblait préférable à une vie prolongée par la pitié de l'étranger. Si Caton eût pu sortir librement d'Utique, aurait-il voulu échapper à la clémence de César en se réfugiant chez les barbares ? Comme la loi de Rome, il jugeait l'exil le plus grand des supplices pour tm Romain. Perdre les privilèges attachés à ce nom glorieux, n'était-ce pas eneflet perdre plus que la vie! La triste fin des célèbres exilés d'Atliènes Thémistocle et Alcibiade apprenait assez à tout homme né citoyen chez un peuple libre ce que c'était que l'exil parmi des esclaves.