En aucune circonstance l’âme ne peut se détacher du temps; elle est toujours, comme tous les heureux du monde, possédée par ce qu’elle possède.
La Dialectique de la durée (1936)
Citations de Gaston Bachelard
Gaston Bachelard
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
GBclrd
7 novembre 2009 à 6:25
Bachelard a bien écrit ça, sauf qu'il expose une idée de Bergson quand il écrit ça, pour la critiquer après… bravo "dico des citations !"
dicocitations
7 novembre 2009 à 9:11
Merci pour cette précision ! En effet, il s'agit bien d'un extrait qui est par la suite attaqué. Cette phrase sortie de son contexte pourrait en effet , dénaturer la pensée de Gaston Bachelard , qui en effet attaque Bergson et la notion de continuité.
De 1932 à 1938 s'écouleront six années qui seront en particulier marquées, dans la production du philosophe, par la publication de L'intuition de l'instant (1932) et de La dialectique de la durée (1936). Il s'agit là des deux seuls livres ouvertement métaphysiques de Gaston Bachelard. Ils se présentent comme des attaques contre Bergson, ou plus exactement contre la notion de continuité chez Bergson : « du Bergsonisme nous acceptons presque tout sauf la continuité »
dicocitations
7 novembre 2009 à 9:25
Bachelard s'oppose à sa conception du temps et du réel d' Henri Bergson, dans L'Intuition de l'instant (1932) et La Dialectique de la durée (1936). Mais il reçoit l'influence de la philosophie bergsonienne de la mobilité (Pour Henri Bergson, voir La pensée et le mouvant) , partout explicite dans L'Air et les songes (1943).
dicocitations
7 novembre 2009 à 9:28
Les mots — je l'imagine souvent — sont de petites maisons, avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de chaussée, toujours prêt au « commerce extérieur », de plain-pied avec autrui, ce passant qui n'est jamais un rêveur. Monter l'escalier dans la maison du mot c'est, de degré en degré, abstraire. Descendre à la cave, c'est rêver, c'est se perdre dans les lointains couloirs d'une étymologie incertaine, c'est chercher dans les mots des trésors introuvables. Monter et descendre, dans les mots mêmes, c'est la vie du poète. Monter trop haut, descendre trop bas est permis au poète qui joint le terrestre à l'aérien. Seul le philosophe sera-t-il condamné par ses pairs à vivre toujours au rez-de-chaussée ?
La Poétique de l'espace, Gaston Bachelard