Et d'abord, la diversité des langues ne rend-elle pas l'homme en quelque façon étranger à l'homme ? Que deux personnes, ignorant chacune la langue de l'autre, viennent à se rencontrer, et que la nécessité les oblige à demeurer ensemble, deux animaux muets, même d'espèce différente, s'associeront plutôt que ces deux créatures humaines, et un homme aimera mieux être avec son chien qu'avec un étranger.
* La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone (trad. Emile Saisset), éd. Charpentier, 1855, t. 3, chap. 7, Livre XIX, p. 25
dicocitations
11 novembre 2010 à 9:25
Sur l'étranger
Et d'abord, la diversité des langues ne rend-elle pas l'homme en quelque façon étranger à l'homme ? Que deux personnes, ignorant chacune la langue de l'autre, viennent à se rencontrer, et que la nécessité les oblige à demeurer ensemble, deux animaux muets, même d'espèce différente, s'associeront plutôt que ces deux créatures humaines, et un homme aimera mieux être avec son chien qu'avec un étranger.
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La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone (trad. Emile Saisset), éd. Charpentier, 1855, t. 3, chap. 7, Livre XIX, p. 25
Cochonfucius
13 novembre 2011 à 10:49
Et certains jours, Dieu est sourd.