11Mar2009
Classé dans : Citation
Auteur : dicocitations
Deux cortèges se sont rencontrés à l’église … – Et – merveilleux retour qu’inspire la prière – - La jeune mère pleure en regardant la bière, – La femme qui pleurait sourit au nouveau-né.
Sonnets humoristiques, les Deux Cortèges
Citations de Joséphin Soulary
Lire également :
- Le cortège, d’abord uni comme une seule écharpe de couleur, qui ondulait dans la campagne … s’allo Flaubert Gustave
- Un moine en cagoule rabattue suivit le cortège, loin de tous les autres, sans que personne osât lui Flaubert Gustave
- Le jour du mariage, toutes les voitures du cortège cornent. «Cornes»: quel mauvais présage! Galabru Michel
- Madame, l’absence d’un mari est le plus beau cortège d’une femme… chez un garçon! Labiche Eugène
- Un soldat est un esclave en uniforme. Donoso Cortés Juan
- Maintenant, depuis que suis en France, je me sens bien argentin. Cortázar Julio
- Quand à Sainte-Odile tombe la neige, – Le gel est souvent du cortège. Dictons
- Les porteurs de pancartes, ceux qui scribouillent, jacassent et babillent, le choeur des pleureuses Barre Raymond
- Celui qui dit que deux et deux font quatre, a-t-il une connaissance de plus que celui qui se content Alembert Jean le Rond d’
- De notre naissance à notre mort, nous sommes un cortège d’autres qui sont reliés par un fil ténu. Cocteau Jean
This website uses IntenseDebate comments, but they are not currently loaded because either your browser doesn't support JavaScript, or they didn't load fast enough.
Additional comments powered by BackType
cristal
29 January 2009 à 1:44 pm
Dommage d'avoir coupé le poème, il est si beau en entier. Mais je suis contente de retrouver ce passage. Mon père me l'avait offert car mon fils est mort le meme jour que mon neveu, mais pas la meme année. Cordialement.
dicocitations intensedebate.com
29 January 2009 à 5:34 pm
Voici donc Cristal, le poème en entier.
Deux cortèges se sont rencontrés à l’église.
L’un est morne:—il conduit le cercueil d’un enfant;
Une femme le suit, presque folle, étouffant
Dans sa poitrine en feu le sanglot qui la brise.
L’autre, c’est un baptême:—au bras qui le défend
Un nourrisson gazouille une note indécise;
Sa mère, lui tendant le doux sein qu’il épuise,
L’embrasse tout entier d’un regard triomphant!
On baptise, on absout, et le temple se vide.
Les deux femmes, alors, se croisant sous l’abside,
Échangent un coup d’œil aussitôt détourné;
Et—merveilleux retour qu’inspire la prière—
La jeune mère pleure en regardant la bière,
La femme qui pleurait sourit au nouveau-né!