11mar2009
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Auteur : dicocitations
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JUIF
4 novembre 2009 à 7:24
Sale antisemite
dicocitations
4 novembre 2009 à 8:39
Bien au contraire ! : Avant d'insulter un auteur ou sa pensée, il faut le connaitre et comprendre ce que veut dire celle-ci :
En l'espèce coupables d'être victime des camps, est à l'opposée d'une pensée anti sémite. non ?
Son livre s'intitule : L'Avenir d'une négation : réflexions sur la question du génocide
Alain Finkielkraut est le fils unique d'un maroquinier juif polonais déporté en 1941 à Auschwitz.
Il est membre fondateur, avec Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy, de l 'Institut d'études lévinassiennes à Jérusalem.
Dans Le Juif imaginaire (1981), Alain Finkielkraut interroge l'identité des juifs de sa génération, athées et nés après la Guerre, ainsi que l'histoire de cette mémoire qui implique toujours de garder une distance, sans indifférence ni identification. Il explique que les descendants des victimes n'ont aucun titre à se présenter eux-mêmes comme des victimes qu'ils ne sont pas, et dans lequel il analyse le problème que constitue la tentation de l'identification.
Il publie Une voix vient de l'autre rive en 2000 : « Que faire, maintenant que la mémoire d'Auschwitz n'a plus d'ennemis déclarés, pour en soustraire l'exercice à ses amis désinvoltes ou inquiétants ? Que faire pour éviter à la fois la crispation et la manipulation ? » un texte sur la mémoire, dans le fil du Juif imaginaire: comment ne pas oublier, alors que personne n'a le droit de s'identifier (aux victimes), comment transmettre sans s'approprier une tradition qui, universelle, n'appartient à personne en particulier ?
Au nom de l'autre, réflexion sur l'antisémitisme qui vient (2003) est un essai sur ce qu'il perçoit comme la montée d'une nouvelle forme d'antisémitisme. Au nom de l'autre est un appel à la responsabilité et à la prise de conscience de la réalité : selon Finkielkraut, les insultes antisémites ne sont pas des faits isolés. Mais l'analyse de l'auteur porte avant tout sur l'évolution de l'antisémitisme : « hier, Céline ou Drumont reprochaient aux Juifs leur cosmopolitisme, leur manque de patrie ; aujourd'hui, c'est leur trop-plein de patrie que les antisémites leur reprochent, leur attachement à une communauté et à un pays[réf. souhaitée] ». Finkielkraut s'inquiète de la résurgence en France d'un antisémitisme « de gauche » et « progressiste ». Ce qui ne l'empêche pas de critiquer les juifs français qui ne se sentent pas français à part entière et n'acceptent pas les règles du jeu républicain.
dicocitations
4 novembre 2009 à 8:40
Il faut du courage pour porter une kippa dans ces lieux féroces qu'on appelle cités sensibles et dans le métro parisien : le sionisme est criminalisé par toujours plus d'intellectuels, l'enseignement de la Shoah se révèle impossible à l'instant même où il devient obligatoire, la découverte de l'Antiquité livre les Hébreux au chahut des enfants, l'injure "sale juif" a fait sa réapparition (en verlan) dans presque toutes les cours d'école. Les Juifs ont le cœur lourd et, pour la première fois depuis la guerre, ils ont peur. »
— Citation extraite de Au nom de l'autre, réflexion sur l'antisémitisme qui vient
dicocitations
4 novembre 2009 à 8:41
Après la série d'actes révélant selon lui une "résurgence d'une nouvelle vague d'antisémitisme et d'anti-républicanisme", Alain Finkielkraut écrit :
« Cette fois, ce sont les victimes potentielles de l’exclusion et du racisme qui sont les fers de lance de cet antisémitisme violent. […] Pour la première fois, nous sommes dans le même bateau. C’est une judéophobie qui emprunte son argumentaire à l'antisémitisme apocalyptique de l’Europe des années trente mais qui se nourrit de l’exploitation du conflit israélo-palestinien, comme on l’a vu à Durban. Nous subissons les retombées de ce phénomène dans certaines banlieues dont Ben Laden est explicitement le héros. […] Les professeurs – en tant que représentants de la République, de la France dans ce qu’elle a de meilleur – et les Juifs sont visés en même temps. Il y a une guerre contre les pompiers, une guerre contre les professeurs, une guerre contre les Juifs. Quand il y a un professeur juif, c’est une circonstance aggravante ; il porte deux étoiles jaunes. Mais n’oublions pas qu’il y a une étoile jaune du professeur. Le gouvernement est très coupable de ne pas défendre la République quand elle est attaquée, sous prétexte qu’elle l’est par d’autres gens que ceux dont on a l’habitude. Mais on aurait tort d’isoler complètement les manifestations antisémites d’un mouvement plus vaste dont les Juifs ne sont pas les seules cibles. Ce n’est pas le moment de nous désolidariser de la France en l’accusant puisque la haine dont nous sommes l’objet vise aussi la France
Source : L’Arche. Le mensuel du judaïsme français, N° 527-528, janvier-février 2002, page 36.
dicocitations
4 novembre 2009 à 8:43
Le Juif imaginaire, 1980
Seul dans son coin, le gamin hébété contemple sa blessure. Il n'est pas le semblable de ses semblables, il a reçu en pleine figure le choc de son appartenance à une tribu méprisée. Juif : il n'aura pas trop de sa vie entière pour apprivoiser la violence de cette révélation.
Le Juif imaginaire, Alain Finkielkraut, éd. Seuil, 1980 (ISBN 2-02-006416-2), p. 10