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	<title>Commentaires sur : De l&#8217;éternel azur la sereine ironie &#8230; Mallarmé Stéphane</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Feb 2012 17:17:50 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Dec 2010 19:55:49 +0000</pubDate>
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		<description>L&#039;Azur 
 
&lt;strong&gt;De l&#039;&#233;ternel Azur la sereine ironie 
Accable, belle indolemment comme les fleurs, 
Le po&#232;te impuissant qui maudit son g&#233;nie 
A travers un d&#233;sert st&#233;rile de Douleurs.&lt;/strong&gt; 
 
Fuyant, les yeux ferm&#233;s, je le sens qui regarde 
Avec l&#039;intensit&#233; d&#039;un remords atterrant, 
Mon &#226;me vide. O&#249; fuir? et quelle nuit hagarde 
Jeter, lambeaux, jeter sur ce m&#233;pris navrant? 
 
Brouillards, montez! versez vos cendres monotones 
Avec de longs haillons de brume dans les cieux 
Qui noiera le marais livide des automnes 
Et b&#226;tissez un grand plafond silencieux! 
 
Et toi, sors des &#233;tangs l&#233;th&#233;ens et ramasse 
En t&#039;en venant la vase et les p&#226;les roseaux, 
Cher Ennui, pour boucher d&#039;une main jamais lasse 
Les grands trous bleus que font m&#233;chamment les oiseaux. 
 
Encor! que sans r&#233;pit les tristes chemin&#233;es 
Fument, et que de suie une errante prison 
Eteigne dans l&#039;horreur de ses noires tra&#238;n&#233;es 
Le soleil se mourant jaun&#226;tre &#224; l&#039;horizon! 
 
-- Le Ciel est mort. -- Vers toi, j&#039;accours! donne, &#244; mati&#232;re, 
L&#039;oubli de l&#039;Id&#233;al cruel et du P&#233;ch&#233; 
A ce martyr qui vient partager la liti&#232;re 
O&#249; le b&#233;tail heureux des hommes est couch&#233;. 
 
Car j&#039;y veux, puisque enfin ma cervelle, vid&#233;e 
Comme le pot de fard gisant au pied d&#039;un mur. 
N&#039;a plus l&#039;art d&#039;attifer la sanglotante id&#233;e, 
Lugubrement b&#226;iller vers un tr&#233;pas obscur... 
 
En vain! L&#039;Azur triomphe, et je l&#039;entends qui chante 
Dans les cloches. Mon &#226;me, il se fait voix pour plus 
Nous faire peur avec sa victoire m&#233;chante, 
Et du m&#233;tal vivant sort en bleus angelus! 
 
Il roule par la brume, ancien et traverse 
Ta native agonie ainsi qu&#039;un glaive s&#251;r 
O&#249; fuir dans la r&#233;volte inutile et perverse? 
Je suis hant&#233;. L&#039;Azur! l&#039;Azur! l&#039;Azur! l&#039;Azur! 
 
                    St&#233;phane MALLARM&#201;, Vers et prose </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#039;Azur </p>
<p><strong>De l&#039;&eacute;ternel Azur la sereine ironie<br />
Accable, belle indolemment comme les fleurs,<br />
Le po&egrave;te impuissant qui maudit son g&eacute;nie<br />
A travers un d&eacute;sert st&eacute;rile de Douleurs.</strong> </p>
<p>Fuyant, les yeux ferm&eacute;s, je le sens qui regarde<br />
Avec l&#039;intensit&eacute; d&#039;un remords atterrant,<br />
Mon &acirc;me vide. O&ugrave; fuir? et quelle nuit hagarde<br />
Jeter, lambeaux, jeter sur ce m&eacute;pris navrant? </p>
<p>Brouillards, montez! versez vos cendres monotones<br />
Avec de longs haillons de brume dans les cieux<br />
Qui noiera le marais livide des automnes<br />
Et b&acirc;tissez un grand plafond silencieux! </p>
<p>Et toi, sors des &eacute;tangs l&eacute;th&eacute;ens et ramasse<br />
En t&#039;en venant la vase et les p&acirc;les roseaux,<br />
Cher Ennui, pour boucher d&#039;une main jamais lasse<br />
Les grands trous bleus que font m&eacute;chamment les oiseaux. </p>
<p>Encor! que sans r&eacute;pit les tristes chemin&eacute;es<br />
Fument, et que de suie une errante prison<br />
Eteigne dans l&#039;horreur de ses noires tra&icirc;n&eacute;es<br />
Le soleil se mourant jaun&acirc;tre &agrave; l&#039;horizon! </p>
<p>&#8211; Le Ciel est mort. &#8212; Vers toi, j&#039;accours! donne, &ocirc; mati&egrave;re,<br />
L&#039;oubli de l&#039;Id&eacute;al cruel et du P&eacute;ch&eacute;<br />
A ce martyr qui vient partager la liti&egrave;re<br />
O&ugrave; le b&eacute;tail heureux des hommes est couch&eacute;. </p>
<p>Car j&#039;y veux, puisque enfin ma cervelle, vid&eacute;e<br />
Comme le pot de fard gisant au pied d&#039;un mur.<br />
N&#039;a plus l&#039;art d&#039;attifer la sanglotante id&eacute;e,<br />
Lugubrement b&acirc;iller vers un tr&eacute;pas obscur&#8230; </p>
<p>En vain! L&#039;Azur triomphe, et je l&#039;entends qui chante<br />
Dans les cloches. Mon &acirc;me, il se fait voix pour plus<br />
Nous faire peur avec sa victoire m&eacute;chante,<br />
Et du m&eacute;tal vivant sort en bleus angelus! </p>
<p>Il roule par la brume, ancien et traverse<br />
Ta native agonie ainsi qu&#039;un glaive s&ucirc;r<br />
O&ugrave; fuir dans la r&eacute;volte inutile et perverse?<br />
Je suis hant&eacute;. L&#039;Azur! l&#039;Azur! l&#039;Azur! l&#039;Azur! </p>
<p>                    St&eacute;phane MALLARM&Eacute;, Vers et prose</p>
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