<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : &#8230; Chaque classe sociale a sa pathologie. Proust Marcel</title>
	<atom:link href="http://www.dico-citations.com/chaque-classe-sociale-a-sa-pathologie-proust-marcel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.dico-citations.com/chaque-classe-sociale-a-sa-pathologie-proust-marcel/</link>
	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 20:37:07 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
	<item>
		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-citations.com/chaque-classe-sociale-a-sa-pathologie-proust-marcel/comment-page-1/#comment-6719</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 10:50:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.dico-citations.com/chaque-classe-sociale-a-sa-pathologie-proust-marcel#comment-6719</guid>
		<description>L&#039;&#233;ducation que lui donna Fran&#231;oise fut salutaire, d&#039;ailleurs, &#224; notre vieille servante elle-m&#234;me, en calmant peu &#224; peu les g&#233;missements que, depuis le retour de Balbec, elle ne cessait de pousser. Car, au moment de monter dans le tram, elle s&#039;&#233;tait aper&#231;ue qu&#039;elle avait oubli&#233; de dire adieu &#224; la &#171; gouvernante &#187; de l&#039;H&#244;tel, personne moustachue qui surveillait les &#233;tages, connaissait &#224; peine Fran&#231;oise, mais avait &#233;t&#233; relativement polie pour elle. Fran&#231;oise voulait absolument faire retour en arri&#232;re, descendre du tram, revenir &#224; l&#039;H&#244;tel, faire ses adieux &#224; la gouvernante et ne partir que le lendemain. La sagesse, et surtout mon horreur subite de Balbec, m&#039;emp&#234;ch&#232;rent de lui accorder cette gr&#226;ce, mais elle en avait contract&#233; une mauvaise humeur maladive et fi&#233;vreuse que le changement d&#039;air n&#039;avait pas suffi &#224; faire dispara&#238;tre et qui se prolongeait &#224; Paris. Car, selon le code de Fran&#231;oise, tel qu&#039;il est illustr&#233; dans les bas-reliefs de Saint-Andr&#233;-des-Champs, souhaiter la mort d&#039;un ennemi, la lui donner m&#234;me n&#039;est pas d&#233;fendu, mais il est horrible de ne pas faire ce qui se doit, de ne pas rendre une politesse, de ne pas faire ses adieux avant de partir, comme une vraie malotrue, &#224; une gouvernante d&#039;&#233;tage. Pendant tout le voyage, le souvenir, &#224; chaque moment renouvel&#233;, qu&#039;elle n&#039;avait pas pris cong&#233; de cette femme avait fait monter aux joues de Fran&#231;oise un vermillon qui pouvait effrayer. Et si elle refusa de boire et de manger jusqu&#039;&#224; Paris, c&#039;est peut-&#234;tre parce que ce souvenir lui mettait un &#171; poids &#187; r&#233;el &#171; sur l&#039;estomac &#187; (chaque classe sociale a sa pathologie) plus encore que pour nous punir. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#039;&eacute;ducation que lui donna Fran&ccedil;oise fut salutaire, d&#039;ailleurs, &agrave; notre vieille servante elle-m&ecirc;me, en calmant peu &agrave; peu les g&eacute;missements que, depuis le retour de Balbec, elle ne cessait de pousser. Car, au moment de monter dans le tram, elle s&#039;&eacute;tait aper&ccedil;ue qu&#039;elle avait oubli&eacute; de dire adieu &agrave; la &laquo; gouvernante &raquo; de l&#039;H&ocirc;tel, personne moustachue qui surveillait les &eacute;tages, connaissait &agrave; peine Fran&ccedil;oise, mais avait &eacute;t&eacute; relativement polie pour elle. Fran&ccedil;oise voulait absolument faire retour en arri&egrave;re, descendre du tram, revenir &agrave; l&#039;H&ocirc;tel, faire ses adieux &agrave; la gouvernante et ne partir que le lendemain. La sagesse, et surtout mon horreur subite de Balbec, m&#039;emp&ecirc;ch&egrave;rent de lui accorder cette gr&acirc;ce, mais elle en avait contract&eacute; une mauvaise humeur maladive et fi&eacute;vreuse que le changement d&#039;air n&#039;avait pas suffi &agrave; faire dispara&icirc;tre et qui se prolongeait &agrave; Paris. Car, selon le code de Fran&ccedil;oise, tel qu&#039;il est illustr&eacute; dans les bas-reliefs de Saint-Andr&eacute;-des-Champs, souhaiter la mort d&#039;un ennemi, la lui donner m&ecirc;me n&#039;est pas d&eacute;fendu, mais il est horrible de ne pas faire ce qui se doit, de ne pas rendre une politesse, de ne pas faire ses adieux avant de partir, comme une vraie malotrue, &agrave; une gouvernante d&#039;&eacute;tage. Pendant tout le voyage, le souvenir, &agrave; chaque moment renouvel&eacute;, qu&#039;elle n&#039;avait pas pris cong&eacute; de cette femme avait fait monter aux joues de Fran&ccedil;oise un vermillon qui pouvait effrayer. Et si elle refusa de boire et de manger jusqu&#039;&agrave; Paris, c&#039;est peut-&ecirc;tre parce que ce souvenir lui mettait un &laquo; poids &raquo; r&eacute;el &laquo; sur l&#039;estomac &raquo; (chaque classe sociale a sa pathologie) plus encore que pour nous punir.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

