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	<title>Commentaires sur : C&#8217;est la relation qui illumine l&#8217;être. Bachelard Gaston</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 07:58:40 +0000</pubDate>
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		<description>FRAGMENT D&#039;UNE POETIQUE DE FEU...Extrait ( Le ph&#233;nix-martin-p&#234;cheur ) 
 
Mon premier oiseau de feu, je l&#039;ai vu plonger dans ma rivi&#232;re. C&#039;&#233;tait en un grand jour de soleil, quand la rivi&#232;re porte justement son nom d&#039;Aube, rivi&#232;re agrandie par l&#039;enfance, tranquille et toute bleue comme le ciel. L&#039;oiseau de feu surgit, telle une fl&#232;che lanc&#233;e au firmament. Le cri strident, d&#039;o&#249; venait-il ? de l&#039;oiseau de lumi&#232;re ou de l&#039;enfant &#233;tonn&#233;, de l&#039;enfant solitaire ? Bien vite, l&#039;oiseau, bousculant le miroir, projetant des perles d&#039;eau qui furent peut &#234;tre son seul butin, repartit vers le ciel. C&#039;&#233;tait un martin-p&#234;cheur bleu comme du fer chauff&#233;. L&#039;oiseau disparu, les r&#234;ves commencent. Il venait de si haut dans le ciel, au-del&#224; des arbres ! N&#039;a-t-il pas, cet oiseau de feu, son nid dans le soleil, dans le soleil de juin ? Mais quelle offense, quel crime contre une eau si paisible ! Dans la nature, tout ce qui va vite est criminel. Cette flamme qui descend du ciel, pourquoi ne vient-elle pas tendrement se mirer dans le miroir des eaux ? Comment un &#234;tre si beau peut-il &#234;tre si vorace ? Quelle dramatique conjonction du martin-voleur et de l&#039;ablette argent&#233;e ! Toute cette cruaut&#233; du bleu peut-elle &#233;mouvoir la philosophie d&#039;un enfant ? 
 
Un petit &#233;v&#232;nement dans la vie d&#039;un enfant n&#039;est-il pas un &#233;v&#232;nement de son monde, donc un &#233;v&#232;nement du monde. Dans son unicit&#233;, un tel souvenir est un cosmodrame naturel. Quand un souvenir peut ainsi monter au cosmodrame, on ne sait pas bien si c&#039;est un point d&#039;histoire ou le point de d&#233;part d&#039;une l&#233;gende. Mon Martin-P&#234;cheur est un Ph&#233;nix dans le Pays de ma M&#233;moire.  </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>FRAGMENT D&#039;UNE POETIQUE DE FEU&#8230;Extrait ( Le ph&eacute;nix-martin-p&ecirc;cheur ) </p>
<p>Mon premier oiseau de feu, je l&#039;ai vu plonger dans ma rivi&egrave;re. C&#039;&eacute;tait en un grand jour de soleil, quand la rivi&egrave;re porte justement son nom d&#039;Aube, rivi&egrave;re agrandie par l&#039;enfance, tranquille et toute bleue comme le ciel. L&#039;oiseau de feu surgit, telle une fl&egrave;che lanc&eacute;e au firmament. Le cri strident, d&#039;o&ugrave; venait-il ? de l&#039;oiseau de lumi&egrave;re ou de l&#039;enfant &eacute;tonn&eacute;, de l&#039;enfant solitaire ? Bien vite, l&#039;oiseau, bousculant le miroir, projetant des perles d&#039;eau qui furent peut &ecirc;tre son seul butin, repartit vers le ciel. C&#039;&eacute;tait un martin-p&ecirc;cheur bleu comme du fer chauff&eacute;. L&#039;oiseau disparu, les r&ecirc;ves commencent. Il venait de si haut dans le ciel, au-del&agrave; des arbres ! N&#039;a-t-il pas, cet oiseau de feu, son nid dans le soleil, dans le soleil de juin ? Mais quelle offense, quel crime contre une eau si paisible ! Dans la nature, tout ce qui va vite est criminel. Cette flamme qui descend du ciel, pourquoi ne vient-elle pas tendrement se mirer dans le miroir des eaux ? Comment un &ecirc;tre si beau peut-il &ecirc;tre si vorace ? Quelle dramatique conjonction du martin-voleur et de l&#039;ablette argent&eacute;e ! Toute cette cruaut&eacute; du bleu peut-elle &eacute;mouvoir la philosophie d&#039;un enfant ? </p>
<p>Un petit &eacute;v&egrave;nement dans la vie d&#039;un enfant n&#039;est-il pas un &eacute;v&egrave;nement de son monde, donc un &eacute;v&egrave;nement du monde. Dans son unicit&eacute;, un tel souvenir est un cosmodrame naturel. Quand un souvenir peut ainsi monter au cosmodrame, on ne sait pas bien si c&#039;est un point d&#039;histoire ou le point de d&eacute;part d&#039;une l&eacute;gende. Mon Martin-P&ecirc;cheur est un Ph&eacute;nix dans le Pays de ma M&eacute;moire.</p>
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