Argument excellent ne veut pas dire argument valable.
Mes inscriptions (1943-1944)
Citations de Louis Scutenaire
Louis Scutenaire
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Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation.
[ Janet Frame ]
dicocitations
11 octobre 2009 à 5:20
• J'écris pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre le gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir.
• C'est étonnant combien les honnêtes gens ont une connaissance parfaite de la saloperie.
• Faire le moins possible mes sales métiers d'homme.
• L'avenir n'existe qu'au présent.
• Il y a des gens dont je pense tant de mal qu'il est inutile que j'en dise.
• Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
• N'oublions pas que nos maîtres ont des âmes d'esclave.
• Ce sont des hommes publics : ils sont sortis de l'ombre pour entrer dans la boue.
• L'homme a passé du règne de l'absurde au règne de l'absurdité.
• Je n'ai pas d'autre but que la libération totale de tout ce qui vit.
Et rien n'est qui ne vit pas.
• La vie sera bonne quand le travail sera pour tout le monde un luxe.
• Vous dormez pour un patron.
• Crier Vive la vie c'est, enchaîné dans une maison qui brûle, crier Vive la crème glacée ! Crie tout de même : on ne sait jamais ce qui peut arriver.
• Il est malaisé de rester fidèle à des amis qui ne demeurent pas fidèles à eux-mêmes.
• Le jugement implique aussi la condamnation du juge.
• J'admets tout hors ce qui tend à me tenir dans une condition servile.
• Qui fit rager ses voisins enchanta leurs enfants.
• Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.
• Les chefs sont des salauds puissants ; les sujets, des salauds en puissance.
• Prolétaires de tous les pays, je n'ai pas de conseil à vous donner.
• Gendarme en colère pue plus encore que d'ordinaire.
• Donnez votre surplus au pauvre pour que le riche puisse le lui prendre et guérissez les lépreux pour qu'ils retournent à l'usine.
• Amoureux du facile, je préfère les sensibles – qui ont des lumières au bout des doigts – aux penseurs – qui ont une lampe dans la tête – parce que la clarté perce mal les os du crâne.
• Louis : Neuf fois sur dix j'ai raison.
Lorrie : Le malheur est qu'il y a souvent des dix.
• La plus ancienne profession du monde est hélas celle de prêtre.
• Il ne faut pas désirer les biens du riche, il faut l'en dégoûter.
• J'ai trop d'ambition pour en avoir.
• Agrandir et améliorer les cages est le contraire de les abolir.
• Se suicider ! Mais on passe la vie à le faire !
• Un grand travailleur est un pauvre diable qui s'ennuie.
• On obtient beaucoup plus d'un nanti en lui donnant des coups de poing qu'en lui tendant la paume.
• L'existence des chrétiens prouve la non-existence de Dieu.
• Le chômage est déplaisant parce qu'il n'est pas tout à fait généralisé.
• Après avoir œuvré dans la nonchalance, je me suis converti dans l'oisiveté.
• Il fut un temps où les esclaves ne pleuraient la mort de leur maître que par crainte d'un autre.
• La seule épopée qui me touche est celle de la bande à Bonnot.
• Équilibriste de génie sur flammes de chandelles.
• Je hais le travail au point de ne pouvoir l'exiger d'autres.
• Organiser une expédition pour explorer le banal.
• Je viens m'ennuyer avec vous pour dissiper mon ennui.
• Tout est hypothèse. Même cette idée.
Cochonfucius
27 octobre 2009 à 2:43
Sur l’exploration du banal, voir Georges Perec, “L’infra-ordinaire”.